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Economie

Secteur énergétique : 1996, l'année des réformes

Par L'Economiste | Edition N°:249 Le 10/10/1996 | Partager

Le secteur énergétique investit un milliard de Dollars par an. Il connaît d'importants bouleversements: refonte des textes et du paysage énergétique.

"L'année 1996 marque un tournant dans le secteur énergétique. C'est une année de réformes et d'investissements", souligne M. Abdellatif Guerraoui, ministre de l'Energie et des Mines(1).
En 1996, les investissements dans le secteur énergétique devraient atteindre 8,767 milliards de DH: 5,3 milliards pour l'électricité, 1,09 milliard pour les produits pétroliers et 2,213 milliards pour le secteur gazier. Le reste va à la recherche d'hydrocarbures et aux énergies renouvelables notamment.
La consommation énergétique est promise à une légère augmentation par rapport à 1995. Elle devrait passer de 8,3 à 8,7 millions TEP (tonne équivalent pétrole) cette année. La part des produits pétroliers dans cette consommation restera toujours aussi importante. Néanmoins, il est prévu qu'elle baisse en 1996 pour s'établir à 71%, contre 73,6% l'année précédente. Pour cause: l'augmentation de la part du charbon qui, avec l'entrée en service de Jorf Lasfar, devrait se stabiliser à 24%.

Tributaire à 92% des produits importés, la facture énergétique s'alourdirait de 22%. Elle est estimée à près de 11,6 milliards de DH, représentant près de 3,32% du PIB.
"A fin août, le total cumulé de la consommation sur le marché pétrolier marocain est déjà de 4,285 millions de m3 tonnes métriques", indique My Abdellah Alaoui, président du Groupement des Pétroliers du Maroc (GPM).

Globalement, durant ces trois dernières années, le secteur énergétique a connu d'importantes réformes visant principalement à stabiliser l'approvisionnement, à réorganiser et restructurer le secteur.
Ainsi, au niveau du secteur de l'électricité, l'ouverture à la production concessionnelle a marqué la première étape de cette vague réformatrice, parachevée en janvier 1996 par la mise en place d'un tarif horo-saisonnier. Côté chiffres, cette année, l'énergie nette appelée devrait croître de 4,5% après 3,4% en 1995. La contribution de la production hydraulique atteindrait plus de 10% grâce à la bonne pluviométrie.

L'année 1996 aura également permis à l'ONE de démarrer son vaste programme d'électrification rurale avec pour objectif d'électrifier quelque 100.000 foyers par an d'ici 2010.
Autre changement: l'introduction du gaz, dès novembre prochain, qui contribuera à modifier le paysage énergétique. L'ONE envisage dès à présent d'investir dans des centrales à cycle combiné avec toujours la participation du privé. La première option serait celle d'une centrale à Tahadart au Nord de Tanger près de la bretelle du Gazoduc Maghreb-Europe qui serait opérationnelle dès l'an 2000.

Des recettes stables pour l'Etat

Concernant le secteur pétrolier, les réformes qui touchent les domaines de la distribution, du raffinage et des systèmes d'approvisionnement seront poursuivies et consolidées. La réforme tarifaire visant à indexer les prix intérieurs des produits pétroliers sur les cours de Rotterdam et de répercuter directement les variations sur les consommateurs a été mise en place en janvier 1995. Ce système s'est accompagné d'une réforme fiscale qui garantit à l'Etat des recettes stables ne fluctuant pas avec les cours internationaux. Le volet fiscal vient d'ailleurs d'être réaménagé par la Loi de Finances 1996-1997 pour assurer une neutralité fiscale entre le fuel, le charbon et le gaz naturel. Sur le plan de la revalorisation des marges des opérateurs du secteur des GPL (Gaz de pétrole liquéfié), effectuée en novembre 1995, d'autres révisions complémentaires sont prévues. Elles permettront notamment d'assurer les conditions de sécurité et de régularité d'approvisionnement et de procéder aux investissements requis. Ces derniers sont estimés à près de 500 millions de DH par an, en particulier pour la construction de 40 centres emplisseurs et la maintenance et le renforcement du parc de bouteilles et de camions.

(1) Lors de la conférence de presse du 5 octobre 1996.

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