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Politique

Sahara, quel modèle d’autonomie?
Ce qu’en pensent les partis politiques

Par L'Economiste | Edition N°:1906 Le 30/11/2004 | Partager

. Pour les formations politiques, l’autonomie du Sahara doit être définie dans le cadre de la régionalisation. Mais il faut d’abord aboutir à une solution négociée(1)■ Ismaïl Alaoui, PPS“Pour nous, le principe d’autonomie pour les provinces du sud-ouest devrait s’inscrire dans le cadre du renforcement et de l’élargissement de l’action de démocratisation et de manière plus particulière, dans le processus de régionalisation. L’expérience que pourront vivre nos provinces du sud-ouest (une fois les garanties d’une solution politique acceptée par toutes les parties concernées ou intéressées acquises) devra être généralisée aux autres régions après que le découpage actuel ait été revu, pour répondre à des considérations culturelles, économiques, historiques et humaines plus conformes à la réalité. Déjà, SM Hassan II avait parlé de la possibilité de doter les régions d’un exécutif et d’un parlement. Il faudra donc concrétiser ce voeu, en révisant notre système de gouvernement, pour faire en sorte qu’il ressemble au système allemand ou italien, voire espagnol. C’est un travail à mener en concertation avec toutes les forces politiques. En outre, il est nécessaire que les élites régionales émergent, qui soient compétentes et honnêtes et qu’un travail d’intégration économique encore plus actif soit mené dans notre pays. Une révision constitutionnelle est la conclusion objective d’une telle démarche afin de préciser les prérogatives du pouvoir “central” ou “fédéral” et celles des pouvoirs régionaux (exécutif et corps élu). Les assemblées régionales auront autorité sur tout ce qui concerne la vie au quotidien des citoyens, c’est-à-dire l’éducation, la santé, les travaux publics, les collectivités locales, le pouvoir central conservant ce qui se rapporte “au timbre et au drapeau”, c’est-à-dire à l’orientation générale de l’économie, à la péréquation entre les régions, aux relations internationales et à la défense ainsi qu’à la justice (dans un premier temps pour le pouvoir judiciaire)”.■ Saâd Eddine El Othmani, PJD“Nous sommes pour une régionalisation élargie, mais il va falloir revoir le découpage administratif actuel, qui a entraîné des effets négatifs. Certaines régions ne sont pas influentes économiquement et socialement. Nous avons besoin d’une régionalisation basée sur des paramètres économiques et, non politiques, pour que les régions puissent s’assumer. Le Sahara doit s’inscrire dans une vision globale sur la régionalisation. Ce n’est pas un exemple distinct. Nous pouvons penser à des parlements régionaux. Les affaires de souveraineté resteront entre les mains de l’Etat. Nous pouvons nous inspirer des exemples de l’Espagne et de l’Allemagne, mais sans les calquer. Chaque expérience est particulière. La réalisation de l’autonomie demande un courage politique, un débat national et un amendement constitutionnel. Et je crois que tout cela devrait être accompli avant les élections de 2007”.■ Mohamed Ziane, du Parti Marocain Libéral“Il ne peut pas y avoir d’autonomie réelle sans autonomie financière. Il est inconcevable que le contribuable finance une politique indépendante de la politique générale du pays. Je ne vois pas ce qu’autonomie élargie veut dire si les Sahraouis ne mettent pas la main à la pâte. Actuellement, tout le système éducatif et social des provinces du sud est indirectement pris en charge par le contribuable, en raison des exonérations fiscales. En réalité, ce système d’assistanat donne aux Sahraouis une autonomie économique. Au niveau politique, la décentralisation est positive. Mais il est inconcevable que les décisions de Laâyoune soient financées par Rabat. La partie qui finance a un droit de regard. ■ M’hamed El Khalifa, Istiqlal“La solution finale que propose le Maroc à la place du plan Baker II constitue une avancée significative dans la stratégie du Maroc pour dénoncer le complot algérien et le durcissement des séparatistes. Nous ne devons pas tomber dans la confusion. Il y a une garantie constitutionnelle que nous ne pouvons pas renier: celle que le Roi est, dans la Constitution, garant de l’intégrité territoriale. Il ne faut pas chercher à donner aux concepts juridiques un sens qui n’est pas le leur. Une régionalisation spécifique dans les provinces du sud peut, à elle seule, garantir une cohabitation exemplaire. Nous ne devons pas arriver à penser que le Maroc accepterait un jour une autonomie de ses provinces du sud, qui aille jusqu’à l’indépendance interne pour aboutir enfin à une indépendance totale. C’est une chose inacceptable qui n’est même pas sujette à débat”. ■ Mohamed Labied, UC“Je ne conçois aucune forme d’autonomie en dehors de la régionalisation. Et cette régionalisation concerne le territoire marocain dans son ensemble. Jamais, il ne serait question d’autonomie ou d’autres formes ne répondant pas aux convictions du peuple marocain. Pour réaliser cette régionalisation, il faudrait peut-être penser à d’autres modèles à travers le monde et peut-être aussi changer des lois. C’est le jeu de la démocratie. Le cadre général de la régionalisation est défini par la Constitution et il est tout à fait possible de prévoir un amendement”. ■ Saïd Ameskane, MP“Ce qui est important pour nous, c’est la sauvegarde de la souveraineté et de l’intégrité territoriale. Tout ce qui reste, y compris le côté économique, peut être concédé. Si l’autonomie est le seul moyen pour garantir ces deux principes (souveraineté et intégrité), alors pourquoi ne pas l’envisager? Mais elle doit être définie dans un cadre négocié. Actuellement, la régionalisation continue de soulever un grand débat: Faut-il envisager un modèle général pour le Maroc à l’image de ce qui se fait en Espagne ou en Allemagne, par exemple, ou en revanche, concevoir un schéma spécifique à la région du Sahara? C’est la question de l’heure”. N. L. & M. Kd------------------------------------------------------------(1) La position de l’USFP sur l’autonomie à accorder au Sahara ne nous a pas été communiquée.

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