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Risque-pays Maroc: La Coface s'inquiète de la lenteur des réformes

Par L'Economiste | Edition N°:1441 Le 21/01/2003 | Partager

. Le Maroc maintient son rating, mais la Coface réclame l'accélération des réformes . Les perspectives internationales sont toujours entourées d'incertitudesPlus que jamais, l'incertitude est le mot qui marque la conjoncture mondiale de l'année 2003. Les prévisions de la Coface, groupe français d'assurance à l'export, quoique optimistes, font l'objet de certaines réserves vu le climat international. En effet, les analystes du groupe s'attendent à une reprise modérée et très progressive en 2003, en dépit d'un environnement économique moins favorable. Ce scénario probable n'est cependant pas exempt d'incertitudes, au premier rang des-quelles figurent les conséquences d'une intervention militaire en Irak, notamment sur les cours du pétrole déjà soumis à l'incertitude, de la crise vénézuélienne. Les conclusions du diagnostic vont être présentées le 28 janvier à Paris dans un colloque sur les risques-pays.Pour l'année 2003, le Maroc fait toujours partie de la dernière tranche des bons risques et se voit attribuer la note A4 par la Coface. Selon ses experts, «le comportement de paiement des entreprises est assez moyen«, les délais ne sont pas toujours respectés. Sur les opérations d'investissement, le Maroc représente un risque modérément élevé, jugé acceptable, précise la Coface. Sur ce plan, le Maroc fait jeu égal avec la Tunisie, l'Afrique du Sud, l'Arabie saoudite, le Mexique, Israël, la Pologne et la Croatie. Mais il est devancé par le Chili, la Chine, le Botswana, la Namibie et la Thaïlande. Dans son analyse, l'assureur français relève des facteurs de fragilisation du pays: une économie trop dépendante de l'agriculture, un taux de chômage et une pauvreté encore élevés, et une dette intérieure qui pèse sur la marge de manoeuvre budgétaire. Toutefois, le Maroc dispose de plus d'un atout pour booster son économie: un potentiel intéressant dans le tourisme et les ressources naturelles (à nuancer avec des incertitudes mondiales qui affectent le tourisme) et une stabilité politique qui assurent les bailleurs de fonds, souligne la Coface. Par ailleurs, le groupe français estime que le pays peut compter sur le soutien de la communauté internationale, en dépit de la dégradation des relations avec l'Espagne et l'absence d'un règlement du problème du Sahara. Il insiste en outre sur l'accélération des réformes structurelles pour pouvoir réduire la dépendance vis-à-vis du secteur agricole, les taux de croissance élevés tirés de l'agriculture ne reflètent pas la croissance réelle.Dans l'Atlas international du risque-pays, il n'y a pas vraiment de surprise. Ce sont les grandes démocraties aux économies développées qui caracolent en tête du classement. A l'autre extrême, les pays déchirés par l'instabilité politique et les guerres civiles ferment la liste. . Fragilité de la TurquieLe groupe français dresse un constat mitigé de la situation macroéconomique. Sur la zone euro, les perspectives sont plutôt moroses. La reprise attendue sera très modérée compte tenu des problèmes structurels de sa principale locomotive, l'Allemagne, et l'absence de marge de manoeuvre en matière de politique budgétaire. La note de l'Espagne a été placée sous surveillance avec implication positive au regard de l'augmentation des incidents de paiement.Aux Etats-Unis, en dépit des incitations tant monétaires que fiscales, la reprise tarde à se manifester en raison de la faiblesse des taux d'utilisation des capacités de production et de la volatilité des marchés boursiers. S'agissant des pays émergents, la Coface se montre pessimiste. L'Amérique latine, la plus touchée par «la crise de confiance de l'été 2002«, a enregistré une forte décrue des flux d'investissements. Les pays de l'Europe centrale épargnés par la crise sont portés à présent par la perspective d'une adhésion prochaine à l'Union européenne. De son côté, l'Asie, dont la dépendance vis-à-vis des marchés financiers internationaux demeure faible, affiche une croissance satisfaisante. A l'inverse, en Afrique, une nouvelle dégradation politique en Côte d'Ivoire paralyse le transit des marchandises sur l'axe Nord-Sud, ce qui a un impact aussi sur l'économie des pays voisins. Au Proche et Moyen-Orient, les incertitudes quant aux issues de la question irakienne affectent toute la région. Mais c'est la Turquie qui sera la plus touchée. La confiance politique qui s'installe au pays, à l'origine d'une revue probable de sa note à la hausse, reste fragile et la prochaine intervention en Irak ne peut que déstabiliser de nouveau la situation.


Lecture de la grille du rating

La grille de notation de la Coface est répartie sur sept échelles allant de A1à A4 pour les risques investissement et B, C, D pour les risques spéculatifs:- A1: La situation politique et économique très stable influe favorablement sur le comportement de paiement des entreprises généralement bon. La probabilité de défaut est très faible.- A2: La probabilité de défaut reste faible même si l'environnement économique et politique du pays ou le comportement de paiement des entreprises du pays est un peu moins bon. - A3: Le comportement de paiement, généralement moins bon que les catégories précédentes, pourrait être affecté par une modification de l'environnement économique et politique du pays, même si la probabilité que cela conduise à un défaut de paiement reste peu élevée. - A4: Le comportement de paiement souvent assez moyen pourrait en outre être affecté par l'environnement économique et politique. La probabilité que cela conduise à un défaut de paiement reste acceptable.- B: Un environnement économique et politique incertain est susceptible d'affecter des comportements de paiement souvent médiocres.- C: L'environnement économique et politique du pays très incertain pourrait détériorer un comportement de paiement déjà souvent mauvais.- D: Environnement économique et politique du pays présentant un risque très élevé qui aggravera des comportements de paiement généralement exécrables.Nadia EL BAHY

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