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Politique

Régionalisation
Le détail de la méthodologie du PAM

Par L'Economiste | Edition N°:3355 Le 06/09/2010 | Partager

. Un modèle à décliner à deux niveaux, selon le parti. Le casse-tête du découpage régional. Plusieurs mois de travail et mobilisation de compétences extérieures LA vision de la régionalisation présentée par le PAM à la Commission consultative, présidée par Omar Azziman, est considérée comme «l’une des plus sérieuses et des plus intéressantes des propositions faites par les partis politiques», estiment des observateurs. Dans ce travail qui s’est étalé sur plusieurs mois, ponctué de rencontres régionales, c’est la méthodologie suivie par le parti qui a apporté une plus-value. Une cour constitutionnelle au lieu du conseil actuel, le nom de Sahara occidental à donner aux provinces du Sud, un polisario qui travaille en tant que parti politique au Sahara dans le cadre de l’autonomie et régionalisation avancée…(cf. www.leconomiste.com). Ce sont autant de propositions jugées audacieuses. Pour Hamid Narjisse, membre du Conseil national du PAM en charge du dossier de la régionalisation, les personnes qui se sont penchées sur le dossier ne sont pas toutes membres du parti. «Nous avons mobilisé des compétences extérieures, en jouant sur le réseau des professeurs. Après chaque rencontre régionale, nous consignions l’essentiel pour en faire un document de synthèse», a-t-il souligné. Le résultat a été jugé positif. De manière générale, le PAM prône une mise en œuvre progressive de la régionalisation qui se décline à deux niveaux. D’abord le modèle à mettre en place. Il conviendrait de développer une régionalisation administrative avancée avant d’envisager de passer à la régionalisation politique, indique Narjisse. Ensuite, le calendrier. Selon lui, il est impératif de donner la priorité à la région du Sahara avant de l’étendre au reste du pays. Du coup, il ne faudra pas s’attendre à une mise en œuvre au cours des deux prochaines années. Sur le transfert aux régions de nouvelles attributions, le parti cite notamment le transport, l’urbanisme, les infrastructures ainsi que les équipements de base et les questions environnementales. «Les régions auront aussi pour mission de promouvoir l’investissement et de servir de force de propositions législatives sur la gestion régionale, à soumettre à la Commission des régions suggérée comme un des élément de la réforme de la deuxième chambre», souligne Hamid Narjisse. Ce dernier insiste sur le transfert des moyens financiers qui doit se faire en parallèle à celui des attributions.Le parti suggère également l’abandon du concept de l’unité de la ville, accordée actuellement aux six plus grandes villes du Maroc. L’objectif est d’éviter tout conflit de compétences entre les attributions du conseil régional et du conseil de ville. Il est favorable au retour au modèle des arrondissements qui permettrait de renforcer la politique de proximité et de rééquilibrer la distribution des moyens et des pouvoirs entre les différentes composantes de la ville.Le découpage régional n’est pas en reste. Sur ce registre, le parti est plus nuancé. «La question est délicate tant sur le plan politique que technique, surtout pour un parti soumis à la pression de ses élites avec leurs choix et leurs préférences», indique Hamid Narjisse. Mais pour surmonter les difficultés, le PAM a proposé des principes directeurs. L’un porte sur la réduction du nombre des régions qui permettrait de concentrer les efforts, d’économiser sur les coûts et d’augmenter le volume de l’investissement. Un autre principe concerne l’équilibre entre les régions retenues à travers l’intégration de territoires pauvres dans des régions ayant un niveau de développement proche ou au-dessus de la moyenne nationale.


Plus de visibilité pour les citoyens

LE PAM préconise la suppression du conseil provincial. Pourtant, plusieurs de ses membres président ou siègent dans cette instance. «Notre propos ne consiste pas à rétrécir l’espace d’élitisation au niveau local, mais plutôt à donner plus de lisibilité à nos institutions locales et régionales. Ainsi, nous observons que le citoyen, au niveau local, est souvent confus face à une telle multitude de structures de représentativité: arrondissement urbain ou commune rurale, conseil provincial, conseil de ville, conseil régional», souligne Hamid Narjisse. A travers un tel réaménagement, son parti cherche à renforcer davantage la légitimité du suffrage direct pour mieux distinguer l’autorité découlant de l’élection de celle de la nomination.M.C.

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