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Régie des Tabacs: Altadis décline sa stratégie

Par L'Economiste | Edition N°:1536 Le 10/06/2003 | Partager

. Recours à l'épargne publique pour financer cette opération à hauteur de 3 milliards de DH. Les coprésidents d'Atladis rencontrent le personnel. Ils ont décidé de garder Larbi Bellaha à la tête de l'entrepriseFathallah Oualalou, Pablo Isla et Jean-Dominique Comolli, coprésidents d'Altadis, ont eu une journée chargée hier. Après la conférence de presse donnée conjointement à Rabat, ils ont pris la route pour Casablanca où ils avaient rendez-vous avec les ressources humaines de la Régie des Tabacs. C'est l'occasion de faire connaissance avec les nouveaux propriétaires qui auront à présenter toutes les assurances pour l'avenir de l'entreprise privée. Le personnel ne manquera pas de présenter ses attentes via le représentant de la CDT, syndical fort au sein de l'entreprise. Aujourd'hui, le ministre des Finances et de la Privatisation n'a pas dissimulé son plaisir de “confier les destinées d'un fleuron de l'industrie nationale à Altadis, l'un des plus grands opérateurs du secteur du tabac à l'échelle internationale”. Pour lui, l'intérêt de cette privatisation ne se limite pas uniquement au volet financier. L'objectif est d'adosser la Régie à un groupe mondial en vue d'améliorer sa capacité compétitive et la préparer à évoluer dans un environnement concurrentiel. Visiblement, cet objectif est réalisé.Pour l'heure, les préparatifs vont bon train pour qu'Altadis remette le chèque de 14,08 milliards de DH début juillet, montant de la cession de 80% de la Régie des Tabacs. L'Etat conservera 20% pendant deux ans avant de les introduire à la Bourse de Casablanca ou de les céder au groupe franco-espagnol, 5 ans après, sur la base du prix actuel. Le Trésor et Altadis devront se mettre d'accord sur le montage financier, puisque le groupe franco-espagnol compte recourir à l'épargne publique pour financer une partie de cette opération de privatisation. Cela se fera à hauteur de 300 millions d'euros, soit près de 3 milliards de DH. Pour Oualalou, ce recours au marché local présente l'avantage d'éponger une partie de la surliquidité bancaire qui sera accentuée par la remise du chèque. Toujours sur le registre de la surliquidité, d'autres procédés seront utilisés comme le paiement par anticipation de la dette extérieure par exemple. Le ministre a été clair: la totalité du jackpot n'ira pas dans les caisses de l'Etat. Le Fonds Hassan II pour le développement économique et social aura sa part du gâteau. Un décret fixera le montant qui reviendra au Fonds et au budget. Une chose est sûre: Oualalou devra rembourser la CDG à hauteur de 1,3 milliard, montant que la Caisse a avancé pour l'opération d'externalisation de la Caisse de retraite de la Régie qui a coûté 3,4 milliards de DH.Pour Altadis, le premier défi est de réussir la transition de la Régie vers une entreprise privée. Il s'agit aussi d'accélérer la croissance en maintenant une présence significative des cigarettes brunes et en développant les blondes de la Régie sur les marchés domestiques. Altadis aura également à encourager la consommation de ses marques au Maroc. Autres défis: diversifier la distribution et développer l'offre en cigares. En tout cas, le groupe compte sur la Régie pour jouer un rôle actif dans les exportations de ses produits dans les pays du Maghreb, le Moyen-Orient et l'Afrique.Pour le président du groupe, la baisse du prix de l'action Altadis enregistrée à la Bourse de Paris et celle de Madrid, à l'annonce de la transaction, s'explique par une méconnaissance des réalisations et des potentialités de croissance de la Régie. D'ailleurs, Oualalou reconnaîtra publiquement que l'entreprise est saine, bien gérée et disposant d'un outil de production performant. Cet hommage à Larbi Bellaha, président du directoire, sera appuyé par un témoignage des nouveaux propriétaires qui ont manifesté leur confiance dans sa gestion. Ce n'est pas pour rien que les coprésidents d'Atladis ont décidé de le garder à la tête de l'entreprise. Il a parfaitement réussi la préparation de l'entreprise à la privatisation via plusieurs initiatives. Outre l'externalisation de la Caisse de retraite, il a conclu une convention avec le gouvernement pour continuer à assister et encadrer les tabaculteurs pendant une période transitoire. Le coût de cette assistance sera supporté par l'Etat en vue de leur permettre de s'orienter vers des variétés de tabac plus compétitives. Il a été proactif en réalisant des études pour la définition d'une restructuration industrielle et commerciale visant à rendre l'entreprise plus compétitive.Mohamed CHAOUI

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