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Economie

Réforme portuaire
Le big bang de la concurrence

Par L'Economiste | Edition N°:2414 Le 04/12/2006 | Partager

. Les plaintes des entreprises. Sodep et Somat en concurrence à bord et à quai . Concurrence entre les ports aussiMettre à niveau tous les ports du Maroc, au nombre de 24 et améliorer ainsi la compétitivité de nos entreprises. Mettre fin à la situation de monopole de fait des différents prestataires de services notamment l’Odep et les Stevedores, sociétés de manutention à bord. Introduire de la concurrence à l’intérieur des ports et entre les différents ports du Royaume… La réforme portuaire qui entre en vigueur demain est l’aboutissement d’un long processus entamé au milieu des années 90.D’abord, un constat. L’importance primordiale, grandissante, du rôle des ports pour notre économie, surtout depuis la libéralisation de nos échanges extérieurs, matérialisée par une série de signatures d’accords, a dopé le secteur. Ainsi, pour améliorer et diversifier l’infrastructure portuaire, l’Etat a consenti d’importants investissements pour soutenir la cadence de son activité. Finalité. Doter notre économie d’un outil compétitif pour répondre à la vocation du Royaume d’arrimer son développement aux économies modernes et développées des pays européens voisins. Le jeu en vaut la chandelle. Plus de 90% des échanges extérieurs sont effectués via les ports du pays.Pour y parvenir, ce processus de réformes a répertorié les avantages et dysfonctionnements des infrastructures portuaires. Ainsi, dans la liste des contraintes endogènes, ayant précipité à cette réforme portuaire, il y a les plaintes répétées du patronat, surtout ces dix dernières années. Les opérateurs économiques qui ont recours aux différents services des ports, surtout les secteurs textile et agroalimentaire, ne cachent plus leurs exigences quant au rapport qualité/prix. Des exigences qui ont donné des idées à certains hommes d’affaires et groupes privés, les poussant à s’intéresser de plus en plus à l’activité portuaire. L’unicité de l’activité de la manutention fera jouer la concurrence entre les prestataires de services, au grand bonheur des opérateurs économiques. Dans un premier temps, la compétition va se jouer entre la Sodep et la Somaport, la toute nouvelle entité créée par la Comanav.. Concession par appel d’offresLes ports, dans leur état actuel de fonctionnement, sont largués par le train économique de plus en plus soutenu par des progrès technologiques très performants. Ce qui justifie que des contraintes propres à l’activité portuaire ont également précipité la décision de l’Etat de mener ces réformes tambour battant. Les risques de conflits de compétences, dans les missions des différentes entités du ministère du Transport et de l’Equipement, concernées par cette activité, ont abouti à la création de l’Agence nationale des ports (ANP). «Une autorité de régulation donc ne devant exercer aucune activité commerciale dans les ports où il y a des opérateurs» accrédités, selon son texte fondateur. Elle est le garant des respects des cahiers des charges. Elle veille à la protection des intérêts des usagers des ports (les opérateurs économiques) et à la concurrence loyale entre les prestataires de services. Il s’agit bien désormais de service, d’autant que cette concurrence est ouverte, selon les dispositifs du texte de la réforme, à l’intérieur des ports et entre ports. Mais le manque d’homogénéité entre les principaux ports du pays rend impossible à mettre en place des stratégies globales de développement. D’ailleurs, le ministre de tutelle, Karim Ghellab, n’a eu de cesse de clamer qu’«il n’y avait aucune perspective de développement du secteur, sous sa forme de gestion actuelle». Par voie de conséquence, «aucune visibilité stratégique ne pouvait être dégagée, sans une réforme en profondeur». En effet, le constat est net. La gestion et l’exploitation des ports sont incompatibles avec l’exigence de la politique de l’ouverture économique incarné depuis quelques années par le Maroc. Les engagements des pouvoirs publics, dans la réforme portuaire, s’inscrivent dans la politique générale de mise à niveau de notre économie, donc de sa compétitivité. Les exigences de cette réforme, pour l’ouverture du secteur à la concurrence et à de nouveaux opérateurs, visent à donner aux principaux ports du Royaume les moyens de faire face au port de TangerMed, entre autres concurrents de taille. Elle encourage désormais l’investissement privé dans la réalisation, la gestion et l’exploitation des infrastructures portuaires. Preuve par le texte. Désormais, «l’octroi de toute concession ou de toute autorisation passe par voie d’appel d’offres».


1,2 milliard de DH pour la Sodep

Un vendredi 1er décembre loin de tout repos pour Karim Ghellab. Le ministre de l’Equipement et des Transports a présidé le conseil de surveillance de la Sodep et le conseil d’administration de l’ANP. Pour la première, il s’agissait «d’approuver les instruments de gestion nécessaires à son fonctionnement», a précisé le ministre. Selon Mohamed Abdeljalil, directeur de la Sodep, «le bilan d’ouverture de cette dernière sera établi après mise à jour et arrêté définitif des apports, sur la base du bilan de clôture de l’Odep au 30 novembre dernier». L’enveloppe globale prévue pour le programme d’investissement 2007-2009 est de 1,2 milliard de DH dont 76% réservés aux équipements de manutention dans les ports où la société est concessionnaire. De son côté, l’Agence nationale des ports a approuvé lors de son conseil d’administration son bilan d’ouverture provisoire, ses budgets d’investissement et de fonctionnement au titre de l’exercice 2007. Ainsi que les conventions de concession passées avec les opérateurs portuaires. Le budget prévu pour réaliser les objectifs de l’année 2007 est de 1,07 milliard de DH pour des charges d’exploitation estimées à 847 millions de DH. Bachir THIAM

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