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Politique

Réforme de l’enseignementLe détail de la phase exécution

Par L'Economiste | Edition N°:2832 Le 01/08/2008 | Partager

. Augmentation des capacités d’accueil, réhabilitation des établissements existants…. Lycées de référence dans les régions et formations professionnalisantes à l’université Encourager la scolarisation au-delà de 15 ans. C’est un objectif que le ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur ambitionne d’atteindre et pour lequel il a concocté une série de mesures d’urgence contenues dans le programme Najah qui s’étale sur quatre ans. En 2020-2021, le taux d’achèvement au lycée devrait être de 60% pour les élèves qui seront scolarisés en 2009-2010.Aujourd’hui, le constat est alarmant. Moins de la moitié des adolescents de 15-17 ans sont scolarisés. De plus, les effectifs étudiants représentent à peine 10% des 19-23 ans. Une situation qui renvoie aux défaillances des cycles d’enseignement secondaire qualifiant et supérieur. Ceux qui arrivent à boucler tout le cursus scolaire et universitaire ne sont pas mieux lotis. Une grande partie des diplômés de l’enseignement supérieur n’ont pas leur place sur le marché de l’emploi. Le décalage entre les formations dispensées et les besoins du monde professionnel étant important. Même les actions menées à travers la création de nouveaux lycées ou de licences universitaires professionnalisantes durant ces dernières années, ne sont pas parvenues à réduire le gap. Ce qui renvoie à la qualité même de l’enseignement qui laisse à désirer. Le rapport de synthèse du plan d’urgence, dont L’Economiste détient une copie, prévoit une mise à niveau de l’infrastructure et du contenu des formations. Par rapport au secondaire qualifiant, il propose de réhabiliter et de développer le réseau des lycées. Objectif, élargir leur couverture et augmenter leur capacité d’accueil. Au total, 320 lycées seront construits entre 2009 et 2012. Ce qui garantira 213.000 nouvelles places. Dans les campagnes, les nouveaux établissements seront dotés d’internats et offriront 12.500 lits, tandis que le nombre de boursiers sera multiplié par 2,5. Les lycées auront également droit à un dispositif de maintenance préventive. La promotion de l’excellence sur laquelle table de département de l’Education passerait par des lycées de référence. Un concept abordé par la Charte de l’enseignement mais qui n’a jamais été concrétisé. Au menu aussi, la création de huit lycées d’excellence. «Ils accueilleront les meilleurs élèves et apporteront une dynamique d’émulation et d’excellence», note le rapport. Une expérience pilote est lancée dans l’académie de l’Oriental et permettra d’affiner la stratégie de leur mise en place. Pour éviter les dérapages liés à l’attrait de ces établissements, des garde-fous sont envisagés. «Les critères d’éligibilité seront précis et le processus d’évaluation sera régulier et transparent», note le rapport. Les classes préparatoires auront également droit à des mesures de «revitalisation». Le statut des enseignants agrégés sera révisé et les heures supplémentaires pour l’encadrement des travaux dirigés seront rémunérées. Une mise à niveau de l’infrastructure est également au menu. Quant aux effectifs, ils passeront à 7.550 élèves contre 4.000 actuellement. Pour l’université, le ministère de l’Education a également un plan de mise à niveau de l’infrastructure. Extensions, constructions de nouveaux établissements et optimisation des locaux disponibles, sont prévues. Au total, 124.000 places seront créées et un schéma directeur de l’offre d’enseignement sera élaboré. «Ce schéma définira les différentes composantes de l’offre universitaire de demain en termes de taille critique, de filières, d’infrastructures et de ressources humaines à déployer», affirme le rapport. L’appui social aux étudiants sera également renforcé. Il est question d’une augmentation des places dans les cités universitaires à 44.000 contre 35.000 actuellement, de la hausse du nombre de boursiers et de la mise en place d’une couverture médicale. Pour sa part, l’offre de formation universitaire sera reliftée pour cadrer avec les besoins du marché de l’emploi. D’abord à travers la redéfinition de la vocation des filières à accès ouvert. De nouvelles options professionnalisantes seront introduites dans le cycle des licences. Ensuite, l’offre de formation technique sera développée. La capacité des DUT, BTS et licences professionnelles sera doublée à l’horizon 2012 et leur développement assuré en collaboration avec l’Observatoire de l’emploi et l’Institut prospectif des qualifications. Enfin, le programme Najah préconise le développement de partenariats avec les acteurs économiques. «Des formations conventionnées spécifiques par secteur d’activité seront développées par contractualisation entre les universités, les départements et les secteurs concernés», indique le rapport. A côté de ces mesures, les étudiants auront droit à un système d’orientation et des dispositifs de conseil. Objectif: lutter contre le redoublement et le décrochage.


Un statut pour les chercheurs

Quatre mesures sont préconisées pour la promotion de la recherche scientifique. La première est l’amélioration de la gouvernance et le suivi de la recherche scientifique. La deuxième consiste dans le renforcement de l’attractivité du métier de chercheur. Il est question de mettre en place «un statut homogène du chercheur». Il sera distinct de celui de l’enseignant chercheur et applicable à l’ensemble du personnel œuvrant exclusivement dans la recherche scientifique. La troisième disposition concerne l’augmentation et la diversification des sources de financement. Le programme Najah suggère la mise en place d’un crédit d’impôt pour inciter les entreprises à investir dans la recherche, ou de taxes parafiscales par secteurs d’activités afin d’alimenter le fonds de soutien à la recherche scientifique. La quatrième mesure proposée porte sur la valorisation des travaux de recherche en finançant, par exemple, en priorité, les projets de recherche répondant aux besoins économiques.Khadija MASMOUDI

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