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Réforme enseignementLe grand retour de la comptabilité

Par L'Economiste | Edition N°:2832 Le 01/08/2008 | Partager

. Une plus grande rigueur dans la gestion des fonds ELLE s’impose et est incontournable. Une comptabilité générale et analytique dans les académies et universités permettra une fine analyse des dépenses. Aujourd’hui par exemple, même si l’engagement de la Charte de l’enseignement en termes d’augmentation du budget annuel de 5% est respecté, il est difficile d’évaluer «la pertinence» de l’allocation des ressources. Une situation qui ne pourrait durer. Le plan d’urgence de l’enseignement écarte toute augmentation du budget du département de l’Education sans une rationalisation préalable des coûts. Ce plan place l’optimisation et la pérennisation des ressources financières parmi les priorités. C’est même une condition sine qua non à la réussite de la réforme.Le programme Najah propose l’amélioration de la productivité du système à travers l’optimisation de la masse salariale par une meilleure utilisation des enseignants. Polyvalence, régionalisation du recrutement, optimisation de la répartition horaire des programmes, embauche de contractuels et encouragement des heures supplémentaires pour limiter la création des postes sont envisagés. La réduction du taux de redoublement et d’abandon permettra aussi d’optimiser le coût par apprenant. L’optimisation des dépenses de fonctionnement passe aussi par l’externalisation de certains services. C’est le cas de la construction, de la maintenance, du transport, de l’entretien, du gardiennage, de la sécurité, etc. L’eau et l’électricité dont les dépenses grèvent le budget de fonctionnement pourraient faire l’objet d’une renégociation des tarifs appliqués. Le programme Najah recommande aussi la rationalisation de la consommation. La professionnalisation des achats et la mutualisation des moyens permettraient aussi de rationnaliser les coûts. Autre mesure préconisée, la création d’un fonds de soutien à l’enseignement scolaire. Alimenté par la collectivité, il aura un double objectif: financer l’achèvement de la réforme, et assurer la transparence dans la concrétisation des projets du programme Najah. Le développement d’une offre d’enseignement privée permettra aussi de soulager les budgets publics. Pour cela, un dispositif pourrait être déployé. Il prévoit des mesures incitatives pour faciliter l’investissement privé, la délégation au privé de la gestion d’établissements scolaire publics existants et la promotion d’un nouveau modèle organisé autour d’opérateurs de grande taille. Certaines de ces dispositions figurent déjà dans le contrat-programme liant le secteur de l’enseignement privé au gouvernement mais elles n’ont jamais été appliquées.Khadija MASMOUDI

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