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Politique

Procès-attentats: Les «intellectuels de second rang«

Par L'Economiste | Edition N°:1572 Le 31/07/2003 | Partager

. R'tioui: «Fikri organisait les groupes qui se réunissaient chez moi«. Les accusés nient mais ne résistent pas aux questions du jugeCadence accélérée pour les procès des attentats du 16 mai, un peu partout dans le pays. A Casablanca, où se tiennent les procès les plus importants, la Cour d'appel a poursuivi l'audition de plusieurs groupes de prévenus. Devant le juge Tolfi, Mohamed Rafiî, alias Abou Hilal, entendu le mardi 29 juillet 2003, est revenu sur ses déclarations affirmant qu'il «avait été torturé« pour parler. D'autres prévenus ont adopté la même attitude(1). Apparemment, Rafiî n'est qu'un comparse, mais il est poursuivi au même titre que les autres membres du groupe, c'est-à-dire pour «constitution d'une association de malfaiteurs, atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat, actes de sabotage et assassinats, tentatives de sabotage volontaire avec préméditation et complicité dans des actes de violence ayant entraîné une invalidité permanente«. La veille, dans le même procès, des prévenus plus importants ont été entendus (cf. L'Economiste du mardi 29 juillet; www.leconomiste.com). Il s'agit de Mokhtar Baoud, Abdessamad El Oueld et Abderrazak R'tioui. Tous continuent de nier leur participation aux attentats. . Rencontres secrètesSeul R'tiou a reconnu au cours de l'audience, et sous les questions du juge, qu'il accueillait chez lui des réunions de la Salafia. Les autres nient surtout d'avoir eu l'intention de commettre des attentats à Essaouira et Marrakech. Pour sa part, Baoud a admis «son activisme dans le mouvement Adaâwa wa Tabligh«. Mais il se dit influencé «par les prêches de Hassan Yakoub, Brahim Derouich et le Cheikh Belkadi«: «Je ne connaissais Omari que comme voisin de quartier et compagnon de prière«. Plus âgé que les autres (45 ans), Abderrazak R'tioui était commerçant avant les événements. Lui aussi a fini par céder sous la «technique Tolfi«, qui relance sans cesse ses questions. «J'ai accueilli chez moi ces réunions à deux reprises, nous étions 16 répartis en groupe de cinq pour la lecture ou l'apprentissage du Coran«. Il reconnaît que les rencontres étaient organisées en secret et avec des personnes biens déterminées. «C'est Youssef Fikri qui composait ces groupes«, a expliqué R'tioui. Fikri est le fameux «émir du sang« condamné à mort, avec Mohamed Damir, Salah Zarli, dans le premier groupe des salafistes. R'tiou est accusé d'avoir enrôlé plusieurs personnes dans la Salafia Jihadia. Quant à Abdessamad El Oueld, il nie toute implication. Le juge l'a interrogé sur des déclarations à la PJ, concernant les vêtements. El Oueld a classé les groupuscules affiliés à la Salafia Jihadia par leurs costumes: «les personnes appartenant à la Daâwa wa Tabligh se coiffaient de turbans, les salafistes portent des djellabas courtes« à l'afghane. Le procès du groupe reprendra le 11 août, le même jour que les plaidoiries de la défense pour le groupe de Mohamed El Omari, qui avait été arrêté devant l'hôtel Farah: ses explosifs n'avaient pas fonctionné. C'est à partir de lui que les enquêteurs ont remonté la filière. Il se dit menacé par ses anciens compagnons.


Fès, Taza…

La chambre criminelle près la Cour d'appel de Fès a poursuivi mardi l'examen du procès de «la cellule des 29 membres«, tous présumés de la Salafia Jihadia (voir nos informations en page 21). La cour a entendu les témoins et les plaidoiries des avocats. Certains accusés ont affirmé qu'ils ont déjà été condamnés à des peines d'emprisonnement pour les mêmes chefs d'inculpation le 14 juillet. Par ailleurs, 19 personnes ont été condamnées lundi à Taza à des peines de prison allant de 3 à 5 ans. Et ce pour «incitation à la violence« et appartenance au mouvement d'Al Hijra wa Attakfir (Migration et excommunication). Dans les deux juridictions, la défense insiste de plus en plus sur les conditions de détention des prévenus. La plupart reviennent sur les déclarations faites à la police judiciaire et devant le juge d'instruction.A. H. & M. Bk.-------------------------------(1) Ce point a fait l'objet d'un échange assez vif entre la cour et la défense. Répondant à cette dernière, le juge a dit «prendre note du démenti de Rafiî«, quant à l'accusation de torture, «elle est hors contexte procédural et peut faire l'objet d'autres recours«. L'avocat n'a pas insisté.

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