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Economie

Prise en charge des malades
Le ping-pong assureurs et cliniques se prolonge

Par L'Economiste | Edition N°:1593 Le 03/09/2003 | Partager

. Un accord entre les deux parties suspendu “aux derniers détails”. Au moins 800.000 personnes sont concernées Le jeu des propositions et contre-propositions entre assureurs et cliniques privées sur la convention du tiers payant se poursuit. En attendant, ce sont plus de 800.000 assurés qui se retrouvent sans prise en charge. Cette partie de ping-pong est à l'origine d'un double désagrément pour les assurés. D'abord, ils doivent débourser à l'avance la totalité des frais liés à l'hospitalisation. Ensuite, l'accord de la compagnie d'assurances est requis pour se faire rembourser par la suite. Aujourd'hui, les deux parties se disent proches d'un accord même s'il reste quelques derniers “petits détails à régler”. Celui-ci ferait référence aux tractations qui se sont déroulées cet été, suite auxquelles les assureurs affirment avoir adressé un document final au Conseil national de l'Ordre des médecins. Mais l'Association des cliniques privées attend la tenue d'une nouvelle réunion pour finaliser l'accord. Des deux côtés, on semble avoir fait quelques concessions. C'est du moins ce qui ressort des déclarations de sources proches du dossier: “Un accord de principe a été obtenu. Il ne reste plus que son officialisation”.Les assureurs ont abandonné les forfaits proposés pour les spécialités ophtalmologie et ORL faisant ainsi suite à la requête des chirurgiens. Pour le poste pharmacie sur lequel les cliniques ont souvent “compensé” la rigidité de la grille réglementaire, ils ont accepté l'application d'un tarif de 10 DH suivant les coefficients. Rappelons que les cliniques privées avaient critiqué les forfaits pour les actes d'ophtalmologie et ORL les jugeant au-dessous des coûts réels. Pour les actes de chirurgie générale, le tarif proposé pour le poste pharmacie est de 15 dirhams selon les cas. Les assureurs verrouillent ce dispositif en l'assortissant de justificatifs au-delà d'un certain seuil (coefficient supérieur ou égal à 150). Le forfait a également été abandonné pour la césarienne. Dans leur première proposition, les assureurs l'avaient fixé à 8.000 dirhams. Autre point ayant fait l'objet de discussions, le tarif de l'acte chirurgical. Le K (lettre-clé de l'acte) proposé est de 30 DH. Or, les cliniques étaient pour un K chirurgical à 35 DH. Par ailleurs, les négociations menées fin juillet ont buté sur la grille tarifaire relative aux actes de cardiologie et de radiologie interventionnelles. Les cliniques privées défendaient le principe de l'alignement sur les tarifs appliqués par la mutuelle des fonctionnaires (CNOPS). Cette proposition a été rejetée par les assureurs car ils estiment que les tarifs de la CNOPS sont surévalués puisqu'ils ont été élaborés au cours des années 70, période durant laquelle le matériel médical était coûteux. Les assureurs soutiennent que les tarifs qu'ils ont proposés tiennent compte de l'évolution des prix. Les compagnies d'assurances ont, à plusieurs reprises, avancé qu'elles se sont référées à la base de données constituées au cours des quatre dernières années pour élaborer leur proposition. Elles expliquent aussi qu'elles ont tenté d'être “proches de la vérité des prix”. Khadija MASMOUDI

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