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Economie

«L'insécurité et la débauche ont tué le commerce»
Entretien avec Nouzha Lityeme, directeur Marketing d'Artelegno

Par L'Economiste | Edition N°:1593 Le 03/09/2003 | Partager

. Installée depuis plus de 20 ans sur l'avenue Mustapha El Mâani, le magasin de meubles a vécu la dégringolade de “l'ex-boulevard du meuble”. L'Economiste: A votre avis, quelles sont les principales raisons de fermetures de commerce à Mustapha El Mâani?- Nouzha Lityeme: Les causes sont complexes. Durant les dix dernières années, l'avenue a complètement changé. Elle était connue sous l'appellation Boulevard du meuble. A présent, elle est devenue celle des boutiques fermées, des snacks et des bars. A l'origine, la vocation principale de Mustapha El Mâani était basée essentiellement sur le mobilier et la literie. Pour les tissus, il faut aller à Derb Omar. En fait, l'une des principales causes reste l'insécurité. Ce sont surtout les agressions et vols à l'arrachée au quotidien qui nous ont fait mal. Naturellement, dans ces conditions-là, la clientèle fuit le quartier. D'autant plus que pour le mobilier, la femme reste le principal prescripteur. Autre problème de l'avenue, la débauche. Le soir, à partir de 19 heures, le quartier devient mal fréquenté et se transforme en un lieu de débauche et un carrefour de soulards. Viennent ensuite les ordures et le délabrement des lieux. Un phénomène qui s'est accentué durant les dernières années. Actuellement, les camions de collecte d'ordures ne passent pas avant 15 heures avec tout ce que cela engendre comme désagréments. S'y ajoutent les problèmes de stationnement. Il est rare de trouver une place, les horodateurs sont devenus une entrave plutôt qu'une solution. Autant de facteurs qui ont complètement tué le boulevard et les commerces avec. A présent, c'est le quartier Racine qui est en train de prendre le relais.. Que faut-il faire pour redorer le blason de ce quartier?- Je pense qu'il faudrait une prise de conscience de la part des autorités locales. Ce qui devrait se traduire par une stratégie cohérente et une politique rationnelle d'octroi des autorisations. Mais ça ne suffit pas. En plus, l'urgence est d'insister sur la sécurité. Sur ce plan, les autorités ne suivent pas. Pour ce qui est du délabrement, il y a un laisser-aller, ce qui a fait que ce sont les commerçants eux-mêmes qui refont les travaux relevant des communes: les façades, le carrelage, les trottoirs, la chaux, le balayage… En principe, les immeubles devraient être repeints au moins une fois par an, compte tenu de la teneur de la pollution à Casablanca. . Qu'est-ce qui explique la prolifération de snacks, bars et cafés?- L'une des caractéristiques du centre-ville, et particulièrement Mustapha El Mâani, c'est que les commerces qui ne marchent pas se convertissent souvent en cafés, laiteries, snacks… Mais là où le bât blesse, c'est que cela prend des proportions démesurées. Propos recueillis par A. R.

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