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Politique

Présidentielles américaines
Marocains résidant aux USA: Peu organisés, bien intégrés

Par L'Economiste | Edition N°:1888 Le 02/11/2004 | Partager

. Aucune influence politique. Une élite est en train d’émergerQuelque 85.000 Marocains sont actuellement établis aux Etats-Unis. Un peu moins de 2,5% de la population totale résidant à l’étranger, estimée à près de trois millions. Ces chiffres n’incluent pas ceux qui vivent illégalement, probablement nombreux aussi.La communauté marocaine émigrée au pays de l’Oncle Sam est toutefois loin de constituer un groupe de pression. En termes de chiffres d’abord. Les Marocains restent très peu nombreux par rapport à d’autres communautés. Le pays accueille annuellement près de 700.000 personnes dont une très forte majorité d’hispaniques. A titre indicatif, la population hispanique à elle seule avoisine 27 millions dont 50% de Mexicains. Et ce ne sont pas moins de trois millions de Mexicains qui y travailleraient clandestinement, selon les estimations du département américain à l’Immigration. En termes de lobby ensuite. Nous n’avons pas encore atteint le stade du lobbying, estime Nouzha Chekrouni, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, chargée de la Communauté marocaine résidant à l’étranger, car celui-ci suppose une organisation et une vision, ce à quoi nous nous sommes attelés. L’émigration de Marocains aux Etats-Unis n’est pourtant pas un phénomène récent. Essentiellement marginale au début du siècle dernier, elle est devenue plus importante depuis la fin des années 80. C’est dans le cadre de la loterie américaine que la majorité des nationaux se rendent aux USA depuis cette période (les chiffres officiels n’ont pas été communiqués). Et c’est dans le commerce ou la restauration qu’une grande partie d’entre eux exercent. Néanmoins, “nous observons actuellement l’émergence d’une élite parfaitement intégrée professionnellement, qui occupe des postes de responsabilité au sein d’établissements privé ou public”, indique Chekrouni. Et c’est sur cette catégorie de la population que table le département des MRE pour constituer “une force de propositions au sein du pays d’accueil”. C’est en tout cas là un des objectifs de la stratégie menée par le ministre en charge des MRE. Son ambition est de “mettre en place un réseau organisé qui permettrait des échanges de part et d’autre”. Mais pas uniquement. La constitution d’un “groupe capable de véhiculer une image positive du Maroc et de l’islam en général” est également une de ses priorités. Ce qui suppose une meilleure organisation de cette communauté ainsi que l’élaboration d’une vision claire de ses attentes. La dernière visite de Nouzha Chekrouni aux USA au mois de mai dernier avait d’ailleurs été motivée par la nécessité de mieux connaître cette catégorie de MRE et d’établir des contacts pour démarrer la mise en place d’un espace de rencontres et d’échanges entre Marocains et Américains. Une nécessité qui s’est fait sentir particulièrement après le 11 septembre 2001, et “l’amalgame qui s’en est suivi entre islam et terrorisme”. “Nous sommes tenus de rectifier le tir et d’anticiper”, ajoute-t-elle. Les craintes et méfiances à l’égard des ressortissants d’origine musulmane se sont exacerbées. Essentiellement du ressort de la société civile, ce travail d’“amélioration de l’image” dépend en grande partie de l’organisation de cette communauté. “Nous incitons à la création d’associations qui, tout en respectant les valeurs de la société américaine, contribuent à conférer aux citoyens d’origine marocaine une place au sein de cette société et à créer une dynamique d’échanges, ajoute-t-elle, car nous avons besoin de transmettre les véritables fondements de notre société et non ceux qui sont véhiculés par d’autres canaux”. Au programme également, la prise en charge de l’enseignement et “la création d’écoles privées dont les programmes comporteraient une partie réservée à l’enseignement des valeurs de notre société”. Un projet de mémorandum sur le plan consulaire est également en cours de négociations et “devra tenir compte des droits des migrants, des femmes et de leurs enfants en cas de litige”. Toutefois, les problèmes communautaires ne se posent pas en termes litigieux, le pays étant cosmopolite. 22% des Américains ont des racines allemandes, 39 millions sont des descendants d’immigrants irlandais. Les migrations ont connu, depuis la deuxième moitié du siècle dernier, des évolutions spectaculaires. A titre d’exemple, le nombre de Mexicains est passé de 2 à 10 millions de 1980 à 1991. Leur poids est déterminant dans certains Etats. L’influence des Américains récemment naturalisés sur le sort des élections devrait se faire sentir cette année. Les Marocains ne disposent d’aucune influence politique.Amale DAOUD

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