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Politique

Sahara: OPA sur les médiateurs

Par L'Economiste | Edition N°:1888 Le 02/11/2004 | Partager

. L’Egypte intervient suite à la visite de Benaïssa. Deux lectures différentes de la résolution de l’ONU LES négociations extra-ONU, à propos du conflit du Sahara, ont encore de beaux jours devant elles. A chaque fois que la machine onusienne coince, les diplomates sollicitent des interventions tierces pour sortir de l’impasse. L’Egypte, qui a une position neutre sur le conflit, vient ainsi de proposer sa médiation entre le Maroc et l’Algérie. Cette proposition intervient suite à la visite du ministre des Affaires étrangères Mohamed Benaïssa, qui a rencontré le président Hosni Moubarak. Benaïssa est également allé en Tunisie où il a eu des entretiens sur le Sahara avec le président Zine Al Abidine Ben Ali, à qui il a remis un message de SM le Roi, dont la teneur n’est pas connue. L’intervention de l’Egypte, ce mastodonte arabe qui a fourbi ses armes dans le conflit du Proche-Orient, montre que «le procédé» des médiations prendra encore de l’importance, vu la profonde divergence qui existe entre les parties en conflit. Tout prête à croire que l’effort diplomatique sera axé sur la recherche de médiateurs, dont l’action souhaitée est d’abolir «les blocages psychologiques». Et les médiateurs les plus recherchés pour le moment sont les voisins immédiats, impliqués dans le processus d’intégration régionale: la Tunisie et l’Egypte, sans oublier l’Espagne et la France. Dans l’enceinte de l’ONU, la divergence entre le Maroc et l’Algérie s’est encore une fois confirmée la semaine dernière après l’adoption par le Conseil de sécurité de la prolongation du mandat de la Minurso. Chaque partie a fait une lecture différente de la résolution. L’Algérie a accueilli avec «une grande satisfaction la victoire» du plan Baker II» et avec quoi elle attaque le Maroc, l’accusant de revenir sur ses engagements. Le Maroc avait en effet accepté le premier plan Baker, communément appelé «la troisième voie», qui prévoit une autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine. Il a, par contre, rejeté la deuxième mouture qui prévoit un référendum après une période de transition de cinq ans. Pour le Maroc, ce projet de consultation référendaire fera revenir tout le règlement à la case départ. La résolution 1570, adoptée la semaine dernière, réaffirme l’attachement du Conseil à la recherche d’»un règlement juste, durable et mutuellement acceptable, qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental». Elle fait référence à la résolution 1495 du 31 juillet 2003 dans laquelle le Conseil appuyait le plan de paix élaboré par James Baker. Et c’est cette référence que l’Algérie a mise en exergue pour faire valoir «la justesse de sa cause». Sur la même résolution, le Maroc affirme, en revanche, que Kofi Annan a «constaté» que le plan de James Baker «a conduit à une impasse» dans le règlement du conflit du Sahara. Pour Mohammed Benouna, représentant du Maroc aux Nations unies, Annan «a souligné la nécessité de sortir de cette impasse et de progresser vers une solution négociée et acceptée par toutes les parties».


Trafic humain, la gangrène

LA endarmerie mauritanienne a arrêté dimanche dernier un élément du «Polisario» qui tentait de faire introduire sur le territoire marocain 52 clandestins à partir des environs de la localité de Bir Mogrein (310 km au nord-est de Zouérate). Selon la MAP, il s’agit de 19 Ghanéens, 16 Gambiens et 17 Maliens qui ont payé au passeur du «Polisario» près de 800 euros, moyennant leur transport à destination du Sahara pour gagner ensuite les îles Canaries. Que peut faire la Minurso face au trafic humain? Un: ce n’est pas sa mission, car elle doit veiller au maintien de la paix et du cessez-le-feu. Deux: «Elle n’a ni le mandat ni les ressources nécessaires pour y faire face», avait déclaré Kofi Annan dans son dernier rapport.N.L.

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