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Economie

Pourquoi le projet Gertrude a été mis en veilleuse

Par L'Economiste | Edition N°:1589 Le 28/08/2003 | Partager

. Ce système de gestion de la circulation traîne depuis 1997 . Pour les responsables locaux, les blocages seraient d'ordre administratifsUn schéma directeur, baptisé Gertrude (gestion électronique de la régulation du trafic routier défiant l'embouteillage), à la traîne n'arrive pas à voir le jour. Présenté par la ville de Bordeaux à la CUC, ce système a fait beaucoup de bruit à l'époque. D'autant plus que les embouteillages dans la ville de Casablanca devenaient insupportables. En réalité, l'idée du Gertrude remonte à 1988 date de jumelage entre la CUC et Bordeaux. Mais la convention du projet n'a été signée qu'en 1997. Les responsables du système de circulation Gertrude sont revenus à la charge pour présenter leur projet aux élus de Casablanca. Selon les initiateurs du projet, le système peut fonctionner de façon autonome. Le dispositif informatique permet de gérer les flux du trafic urbain. Grâce à des capteurs installés au niveau des routes, des informations sont envoyées en «un temps très minime« à un contrôleur de carrefours liés à un modem. Les informations sur les flux sont par la suite acheminées vers une centrale informatique et enregistrées pour effectuer des régulations à la seconde au niveau des carrefours. Objectif: réduire pour les automobilistes les temps de trajet d'un point à un autre, surtout aux heures de pointe. Le dispositif limite également le nombre d'arrêts aux feux rouges ainsi que les attentes. Le système Gertrude présente un avantage particulier pour les véhicules de secours en leur accordant la priorité.Par ailleurs, il fournit des statistiques sur l'ensemble de la circulation. Il peut informer les usagers de la situation du trafic, du temps nécessaire pour se rendre d'un point de la ville à un autre. Il s'agit d'un outil d'aide à la décision, que ce soit sur le plan des déplacements que sur celui de l'urbanisme. Les études de faisabilité du projet ont été financées par les Bordelais sans mise en oeuvre.Les responsables locaux reconnaissent que ce sont des procédures administratives qui bloquent le projet. Actuellement, «le dossier est entre les mains des autorités de tutelle, ministère de l'Intérieur et celui des Finances«, indique-t-on. Rappelons que le système Gertrude est connu mondialement, il a déjà fait ses preuves dans de nombreuses villes (Porto, Lisbonne, Montpellier, etc.).A Casablanca, le projet prévoit une installation progressive du système. Il devait être installé dans un premier temps au niveau de 70 carrefours considérés comme prioritaires (centre-ville, Bd Zerktouni, Bd de la Résistance…). Par la suite, il devait être étendu aux autres carrefours de Casablanca (près de 200 au total) progressivement en fonction du volume du trafic.


Le concurrent de Gertrude

Siemens a préparé un projet pour la gestion de circulation routière urbaine dénommée Sitraffic (Siemens trafic). Cette méthode allemande dépasse la simple gestion de la circulation urbaine pour englober celle des parkings. Le Sitraffic fonctionne grâce à un réseau radio. En effet, «on loue une fréquence radio par laquelle des caméras communiquent des images et d'autres données à une salle de visualisation«, explique Abdellah Osmani, responsable de communication à Siemens. De là, des opérateurs gèrent et harmonisent le feu de signalisation sur la base de données fournies par le système.Adil EL JOUALI

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