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Pour un manifeste du dirigeantPar Hamid Ben Elafdil, directeur général fondateur de Polycompétence*

Par L'Economiste | Edition N°:1441 Le 21/01/2003 | Partager

Aux antipodes de la classe des entrepreneurs rentiers, une génération de dirigeants d'entreprise est née, porteuse de nouvelles valeurs: compétence, citoyenneté et partage. Rassemblés au sein de réseaux et de groupements, ils militent pour un lendemain meilleur de l'entreprise Maroc SA.Mais il est plus facile de briser un atome que de casser un préjugé.Dans l'imaginaire collectif, le patron d'entreprise joue au golf, pratique le squash, gagne beaucoup d'argent tout en ignorant les droits des autres, à commencer par ses salariés et ses fournisseurs.Pourtant, loin de cette image, le quotidien de plusieurs centaines de dirigeants d'entreprise est fait de labeur et de combat. Un combat pour la compétence et l'excellence. Un combat pour que l'entreprise Maroc SA avance, malgré le scepticisme ambiant et l'apocalypse annoncée chaque jour par les médias.Une génération de dirigeants rêve d'un lendemain meilleur et d'un pays où l'entreprise peut être source de création de richesses et de progrès social. Chaque jour, ces dirigeants veulent que leurs salariés soient plus impliqués et non démissionnaires et déçus, les clients satisfaits et non furieux d'avoir été arnaqués, les fournisseurs payés à temps, les fonctionnaires honnêtes et efficaces. Loin d'être des utopiques, ces jeunes dirigeants existent et travaillent pour ce lendemain meilleur. Ils sont convaincus de leur responsabilité dans la “mise à niveau” de leur entreprise.Non, je ne rêve point. Ces dirigeants existent bien au Maroc. Je les rencontre tous les jours (pas uniquement au Centre des jeunes dirigeants). C'est vrai que dans notre pays, dans nos médias, il est plus facile de publier et de diffuser des critiques et des récriminations. Il m'arrive de le faire aussi. Mais je pense que l'autoflagellation d'un peuple ne peut mener qu'à sa déliquescence. Alors, permettez-moi de partager avec vous ce que nous croyons rare dans ce pays.. Un souffle, un espoirCar, comme l'a souligné dans ces mêmes colonnes, Jamal Belahrach, président sortant du CJD (www.leconomiste.com), le pays en a besoin. L'entreprise Maroc SA semble être restée sur “pause”. Classe politique vieillissante et coupée de la base, l'exclusion rampante et menaçante, économie meurtrie par le poids de la dette et les variables de la conjoncture extérieure, entreprises désemparées et citoyens sceptiques sur les retombées du changement: un sentiment de dérive domine les esprits. Entre indifférence et catastrophisme, l'élite dénonce cet état de fait sans agir, constate sans s'impliquer. Or, il est évident que pour sortir de ce cercle vicieux, il est nécessaire de faire preuve de courage et d'un zeste de folie. Il ne s'agit plus de gérer mais de transformer pour que le quotidien de chacun de nous change. La génération des jeunes dirigeants d'entreprise a fait sien ce combat. Ceci se traduit par une charte de valeurs:- Viser le long termeLeurs projets s'inscrivent dans une vision et sont soutenus par une stratégie à moyen et long termes. Ils ne font pas de choix uniquement fondés sur des objectifs à court terme. Quand des opportunités se présentent, ils les jaugent à l'aune de leur vision et de leur stratégie. Ils entendent très souvent la phrase “Tu as fait un bon coup là”. Ils répondent alors que “c'est une pierre de l'édifice”.- Veiller à la performance globale En effet, ils savent que leur entreprise doit être en permanence à la hauteur des besoins des clients, des ambitions des salariés, des exigences des actionnaires et des attentes de la société marocaine. La combinatoire des requêtes n'est pas aisée. Mais leur démarche au quotidien vis-à-vis des “stakeholders” leur permet d'intégrer une vision plus large de la performance qui englobe en plus de la performance économique et financière, la performance sociale et la performance sociétale.- Adopter la formation permanenteQuelle que soit la qualité de leurs formations et de celles de leurs collègues, elle ne garantit pas contre le risque de dépréciation des compétences lié à l'évolution de l'environnement, des métiers et des technologies. Alors, ils ne se limitent pas à ce qu'ils savent aujourd'hui. Pour eux, le développement permanent des compétences est un levier stratégique de développement de leur entreprise. Ils sont parfaitement conscients que les investissements en formation sont de longue durée, et très risqués. Ils ont entendu assez souvent la phrase “Tu les formes pour aller chez la concurrence”. Ils continuent pourtant à le faire, convaincus que le développement de l'employabilité des salariés est la contrepartie logique de l'absence de garantie d'emploi. Pour eux, le développement de la compétitivité de l'entreprise ne peut se faire que par le développement de la compétence des collaborateurs.Leurs cinq commandements peuvent être résumés ainsi: - Ils ne font jamais de compromis sur l'intégrité. Les tentations sont pourtant nombreuses. Ils savent qu'une réputation prend des années à bâtir et peut disparaître en un instant. Ils sont respectés pour leurs valeurs. - Ils endossent le changement, convaincus que dans la société actuelle, c'est la seule véritable constante. Ils sont prêts à faire face au changement, à l'accepter et à en tirer profit. - Ils voient grand. Convaincus que sans une vision ambitieuse de ce qu'ils veulent réaliser et des objectifs qu'ils veulent atteindre, ils n'arriveront jamais à se surpasser. - Ils gardent le sens de l'excellence. Ils n'acceptent jamais la médiocrité. - Ils se méfient des idées reçues. Ils ne tiennent rien pour acquis. Ils se posent des questions en permanence.


Les «guerriers de la lumière»

Ces dirigeants sont aujourd'hui conscients de leurs responsabilités. Ils sont comme ces guerriers qui(1):“Tout guerrier de la lumière a eu peur de s'engager dans le combat;Tout guerrier de la lumière a trahi et menti par le passé;Tout guerrier de la lumière a déjà perdu la foi en l'avenir;Tout guerrier de la lumière a souffert pour des choses sans importance;Tout guerrier de la lumière a douté d'être un guerrier de la lumière;Tout guerrier de la lumière a manqué à ses obligations spirituelles;Tout guerrier de la lumière a dit oui quand il voulait dire non;Tout guerrier de la lumière a blessé quelqu'un qu'il aimait.C'est pour cela qu'il est un guerrier de la lumière; parce qu'il est passé par toutes ces expériences et n'a pas perdu l'espoir de devenir meilleur.Il sait que jamais la routine n'a pu soulever des montagnes et qu'il doit changer lui-même avant de transformer le monde”. (1) Paulo Coelho in “Le manuel du guerrier de la lumière”.* Il a aussi été directeur général de Polyfinance, une école professionnelle du groupe CEGEPEC et membre du CJD.

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