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Courrier des Lecteurs

Pour le semestre entamé à la mi-septembre : Taux d'intérêt : Aucun changement

Par L'Economiste | Edition N°:149 Le 13/10/1994 | Partager

Selon le mécanisme de calcul des taux d'intérêt mis en place en mars 1994, Bank Al Maghrib devrait annoncer, au bout de six mois et à compter de la date d'entrée en vigueur du système, de nouveaux taux ou confirmer ceux qui sont actuellement appliqués . Logiquement, banquiers et clients devaient être édifiés sur la question depuis la mi-septembre ou début octobre au plus tard. Mais, pour l'instant, rien n'est encore communiqué. Les mêmes taux continuent donc d'être appliqués. Le système actuel est assis sur un taux de référence appelé taux de base bancaire (TBB). Ce taux est calculé en fonction du coût de la totalité des ressources bancaires du dernier semestre. A la différence de l'ancien système, l'épargne non rémunérée est prise en compte dans le calcul. Au coût des ressources s'ajoute une marge minimale d'intermédiation, ce qui constitue le TBB qui est actuellement de 9%. Les banques sont autorisées à appliquer, sur ce taux, trois points constituant la marge maximale pour les crédits à court et moyen termes et un point supplémentaire pour le long terme. Sur la base de ce système, le TBB pour le semestre entamé à la mi-septembre devrait être fonction du coût des ressources des six mois précédents. Il s'agit, en d'autres termes, de la période comprise entre le 15 mars, date d'entrée en vigueur des taux actuels, et le 15 septembre. Pour quelques banquiers, deux hypothèses peuvent être retenues pour expliquer le statu quo.

La première est que la rémunération des dépôts n'a pas bougé. Le TBB reste stable. Même dans ce cas, une précision, destinée à fixer banquiers et opérateurs économiques, aurait pu être apportée.

La seconde est que l'imminence de la mise en place d'un marché monétaire profond rejette au second plan un système appelé à disparaître à brève échéance. Le gouverneur de Bank Al-Maghrib avait d'ailleurs précisé lors de la dernière réunion du CNME (Conseil National de la Monnaie et de l'Epargne) que ce système est transitoire. Un marché monétaire permet en effet de déterminer un véritable taux de référence de par la rencontre des offres et des demandes de liquidités, sans l'intermédiation du secteur bancaire. Dans ce système, la Banque Centrale intervient indirectement par le biais de la politique de l'open-market vendant ou achetant des titres en vue de réguler la masse monétaire.

A.D.N.

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