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Balance commerciale : Le déficit s'est aggravé de 13 % à fin mai 1994

Par L'Economiste | Edition N°:149 Le 13/10/1994 | Partager

La balance commerciale s'est soldée, à fin mai, par un déficit dépassant 14 milliards de DH. Les denrées alimentaires ont constitué le premier groupe de produits à l'export

A fin mai 1994, le déficit de la balance commerciale s'est creusé de 13,4% par rapport aux cinq premiers mois de l'année précédente, passant de 12,5 milliards en 1993 à 14,3 milliards cette année. Au premier trimestre, il n'était encore que de 8 milliards. Les importations, évaluées CAF, se sont établies à 28,4 milliards de DH, en hausse de 10,6% sur 1993, et les exportations, exprimées en termes FOB, à 14,2 milliards, soit 8% de plus qu'à fin mai 1993.

Le taux de couverture des importations par les exportations ressort donc à 50% contre 51,2% l'an dernier et 49,8% à fin mars 1994.

En dépit d'une régression de 29,9% en volume, les importations de denrées alimentaires n'ont accusé qu'un recul de 1,6% à 3,9 milliards de DH. Pour avoir baissé de 29%, les approvisionnements en céréales n'y sont intervenus qu'à hauteur de 37,9% contre 52,5% sur la même période de 1993. Aucun des produits céréaliers n'a échappé à cette baisse. Les importations d'orges ont connu la plus forte régression (-80,2% à 89,1 millions) suivies du blé (-15,4 à 1,2 milliard) puis du maïs (-10,2% à 176,4 millions).

Côté exportations, les produits alimentaires ont également totalisé 3,9 milliards de DH, en hausse de 4,7% par rapport à 1993. La balance alimentaire est donc équilibrée. L'amélioration des exportations résulte en particulier des jus de fruits et de légumes, des agrumes, des pommes de terre et des fruits frais. Les ventes à l'étranger de crustacés, mollusques et coquillages, de tomates fraîches et de poissons frais ont en revanche diminué.

La facture énergétique s'est alourdie de 11,8% pour atteindre près de 4 milliards suite à la hausse des importations de fuel oil, de gaz de pétrole et autres hydrocarbures. L'huile brute de pétrole qui constitue près des trois quarts de cette facture a coûté 2,8 milliards, soit 2,7% de moins que l'année dernière. Les exportations ont fléchi de 29,5% à 281,4 milliards sous l'effet de la baisse de l'huile de pétrole et des lubrifiants (33,1% à 264,1 millions de DH)

Concernant les produits bruts d'origine animale et végétale, les approvisionnements ont progressé de 32,1% à 1,6 milliard pour un volume resté pratiquement stable (491.000t). De leur côté, les exportations se sont élevées à 568,5 millions de DH, marquant une hausse de 26,3% par rapport aux cinq premiers mois de 1993.

OCP: CA de 3,6 milliards

Avec 723,5 millions de DH, les achats de produits miniers ont stagné malgré un accroissement en volume de 12,2%. Cela signifie que le prix moyen de la tonne importée a diminué. Il s'est fixé en effet à 759 DH contre 846DH en 1993. La stagnation des importations s'explique par l'évolution divergente des deux principales composantes (82,3%) de ce groupes de produits, à savoir le soufre brut (-7,5% à 331 millions) et les fibres textiles synthétiques (+14,3% à 264,1 millions). A l'inverse, les exportations de produits miniers (hors phosphates) se sont accrues de 33,4%, passant de 398 millions de DH en 1993 à 530,8 millions cette année. Selon les statistiques de l'Office des Changes, elles ont été tirées vers le haut essentiellement par la bonne tenue des expéditions de minerai de zinc et de plomb et par le Cobalt.

Pour leur part, les exportations de phosphates et dérivés ont rapporté à l'OCP 3,6 milliards de DH contre 2,8 milliards à fin mai 1994.

La balance des demi-produits a dégagé un solde négatif de 5,4 milliards de DH. Les importations se sont établies à 6,4 milliards (+ 14,6%), alors que les exportations ont plafonné à 1 milliard de DH (+20,2%). L'amélioration des recettes provenant de la vente des cuirs et peaux chaulées, du fil de coton et des fils de fibres synthétiques et de l'argent brut explique l'évolution des exportations.

Côté biens d'équipement, les approvisionnements ont grimpé de 12,3% à près de 7,5 milliards de DH. Cette augmentation s'est avérée beaucoup plus significative pour les biens d'équipement agricole (+90,8% à 319,1 millions) que pour ceux d'équipement industriel (+10,5% à 8 milliards). Les premiers ont augmenté suite à une hausse des achats de machines et outils agricoles (+120,6% à 258,1 millions) et de tracteurs agricoles (+21,6% à 60,9 millions). Les seconds ont été tirés notamment par les aérodynes, dont la valeur des achats, a triplé, passant de 629,6 millions de DH à 1,9 milliard, et les voitures industrielles (+57,9% à 507 millions). A l'export, les biens d'équipement; composés essentiellement de fils et câbles pour l'électricité, de diodes et de bandages et pneumatiques ont totalisé 560,3 millions (+3,6%).

La hausse en valeur des importations de biens finis de consommation (+4,2% à 2,9 milliards) résulte principalement des médicaments (+9,8%), des voitures de tourisme (+8,4%) et des tissus de coton (+7,4%). Avec des exportations de l'ordre de 3,7 milliards (-6,2%), les échanges de biens de consommations ont généré un surplus dépassant légèrement 800 millions de DH.

H. E

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