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Politique

Polémique seuil d’éligibilité à 7%
Douze partis menacent de boycotter les élections

Par L'Economiste | Edition N°:2315 Le 10/07/2006 | Partager

. Parmi eux, le PJD. Ils demandent le retour au seuil d’éligibilité de 3% . Ils appellent l’installation d’un gouvernement de transitionLa bataille s’intensifie autour du mode de scrutin. Douze partis ont ouvert le feu jeudi soir lors d’un rassemblement de fronde qu’accueillait le siège du parti des Forces citoyennes à Casablanca. Tirs groupés sur le gouvernement “coupable d’avoir choisi un mode de scrutin sur mesure”. Le ton est particulièrement menaçant. “Nous n’excluons pas l’idée du boycott des élections de 2007”. Le propos édulcoré du communiqué prend une tout autre connotation dans la bouche d’Al Mostapha Moatassim. Le secrétaire général d’Al Badil Al Hadari, un tout nouveau parti, force le trait en parlant de boycott, d’incitation des citoyens à adopter la même attitude ou de “voter là où on ne les attendait pas”. Le clin d’œil est accueilli avec un large sourire par un Saâdeddine Othmani, indéniablement grande vedette de la rencontre à laquelle la presse a été conviée en masse. Le secrétaire général du Parti justice et développement (PJD) -qui est loin d’être un petit parti- invoque une “question de principe” pour expliquer sa présence pour le moins surprenante à cette rencontre. Comment le PJD qui n’avait de cesse, lors du débat au sujet de la loi sur les partis notamment, de revendiquer l’élévation du seuil d’éligibilité, suggérant une barre de 10%, peut-il cautionner une initiative suggérant le retour au seuil qu’il critiquait de 3%? La parade du fringant chef du PJD ne convainc pas mais qu’à cela ne tienne. Il ira jusqu’au bout d’une démarche, qui en plus de lui attirer la sympathie des électeurs, le créditera d’un capital de confiance auprès de partis où il pourra puiser à volonté des alliances à même de brouiller les cartes électorales et de l’assurer d’un succès évident. . Mesures anticonstitutionnelles“Brouiller les cartes électorales” est en effet le terme choisi par le patron d’Al Badil Al Hadari qui brandit la menace, en cas de maintien du projet du code révisé, de “descendre dans la rue et d’inciter les citoyens à aller dans un sens précis de la consultation”. Une démarche également surprenante d’un leader de parti islamiste toléré qui, il y a quelques semaines seulement, affichait fièrement ses accointances avec les partis de l’extrême gauche et rejetait catégoriquement toute alliance avec le PJD. “Nous sommes ici et là-bas”, lance sur le ton de la boutade Al Moatassim. De là à dire que son parti surfe sur toutes les vagues, il n’y a qu’un pas que le SG d’Al Badil Al Hadari n’a pas franchi en affirmant que sa démarche reste dictée par la logique démocratique et que son soutien de l’initiative aujourd’hui menée par les douze partis avec le PJD émane d’un souci d’équité et d’égalité pour tous. En dehors du seuil d’éligibilité, pourtant objet de véritable blocage, les partis qui aujourd’hui menacent de boycotter les élections contestent les exigences qui leur sont faites pour accéder à la consultation, notamment celle de justifier des 100 signatures, comme garantie pour se voir attribuer la fameuse accréditation. Cette mesure devrait être appliquée, selon le projet du code, aux partis n’ayant pas atteint la barre de 3% des suffrages exigés lors des élections de 2002 et à tous les nouveaux partis. “Comment peut-on exclure 75% des partis politiques?” s’indigne le secrétaire général de Forces citoyennes. Abderrahim Lahjouji juge la mesure anticonstitutionnelle du fait que la loi suprême du pays ne fait pas de distinguo entre les formations politiques et spécifie qu’elles sont libres de concourir lors des consultations électorales. Une telle mesure devrait logiquement, selon lui, profiter à ceux qui se sont arrogé le droit de préparer un texte sans consulter l’ensemble de la classe politique. Les nouvelles propositions apportées par le texte révisé du code électoral, validé par l’avant-dernier conseil du gouvernement, devraient favoriser, aux yeux des contestataires, les actuels porteurs de portefeuilles ministériels. “Nous considérons ces mesures illégales. Leur objectif est de garantir le succès de l’actuelle coalition gouvernementale aux élections de 2007”, souligne un communiqué signé par les douze partis. . Le PJD mène la danseDes partis non représentés au Parlement, à l’exception du parti Alliance des Libertés -dont le secrétaire général n’a d’ailleurs pas participé physiquement à la réunion- et du Parti justice et développement (PJD). Saâdeddine Othmani parle de la volonté de “neutraliser” son parti qui devrait selon la logique du texte proposé être en compétition avec les seuls partis représentés aujourd’hui au Parlement dont la majorité se trouve dans les rangs de la coalition gouvernementale. Othmani qui se fait le défenseur du “droit des minorités” parle de “cafouillage” et “d’hypocrisie” de la part de la majorité gouvernementale. Il impose son rythme à la réunion qui fait sienne la revendication du PJD sur la refonte globale des listes électorales. C’est un paradoxe, à ses yeux, que “des partis ayant défendu avec vigueur durant les années 90 la même idée d’une révision globale des listes électorales s’en détournent aujourd’hui”. La liste des revendications comporte au total sept points dont les plus significatifs restent la mise en œuvre d’un nouveau découpage électoral, l’installation d’une commission neutre pour le suivi des élections et d’un gouvernement de transition. “Un gouvernement de technocrates vu qu’il est difficile d’avoir un gouvernement de coalition nationale”, suggère le secrétaire général d’Al Badil Al Hadari.


Les partis signataires du communiqué de Casablanca

- Forces citoyennes (FC)- Parti justice et développement (PJD)- Al Badil Al Hadari- Parti de la réforme et du développement (PRD)- Alliance des Libertés (ADL)- Parti du centre social (PCS)- Parti du renouveau et de l’équité (PRE)- Parti démocratique de l’Indépendance (PDI)- Parti national démocrate (PND)- Initiative citoyenne pour le développement (ICD)- Mouvement démocratique et social(MDS)- Parti de l’ActionKhadija RIDOUANE

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