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Poids lourds : Daf en suspension provisoire de paiement

Par L'Economiste | Edition N°:66 Le 11/02/1993 | Partager

Le constructeur néerlandais de poids lourds Daf a obtenu la semaine dernière la suspension provisoire de ses paiements. Pour éviter de se placer sous la protection de la justice, Daf aurait eu besoin de 1,5 milliard de Francs français, soit près de 70% de ses pertes cumulées entre 1990 et 1992 (2,2 milliards de Francs). Mais il n'est pas parvenu à trouver un accord avec ses banquiers et les pouvoirs publics néerlandais et belges pour soutenir un nouveau plan de restructuration.

L'effondrement actuel de Daf provient en partie de l'atonie du marché européen, notamment britannique, où il est fortement présent. Le niveau trop élevé des coûts de revient a également eu raison des ambitions du constructeur hollandais. En fusionnant début 1987 avec Leyland Trucks, Daf nourrissait le rêve de se mesurer à Mercedes, Iveco et Renault-Volvo. Il comptait même se lancer aux Etats-Unis. Pour jouer la carte mondiale, il se rapprocha en 1989 de Renault avec qui il signa un accord portant sur la construction en 1995 d'une gamme d'utilitaires légers. Dans ce domaine, Daf n'avait pas réussi à rajeunir son offre. Pour preuve, le nombre de véhicules utilitaires de moins de 6 tonnes produits depuis 1990 a chuté de 13% à 21.391 unités, suite à la baisse de la demande, découlant elle-même d'un vieillissement de la gamme.

Le sort réservé au groupe hollandais est pour l'instant inconnu. Il reste suspendu à la réaction de ses concurrents. Ceux-ci ne semblent pas prêts à lui venir en aide. Ni Mercedes-Benz, leader en Europe, ni Renault-Véhicules Industriels (RVI), ni l'italien Iveco ne manifestent un intérêt à sauver leur homologue en y prenant une participation. Deux raisons à cela: Daf contrôlant une part appréciable du marché européen, la Commission européenne chargée de la concurrence pourrait s'opposer à toute reprise des autres constructeurs. En outre, RVI autant qu'Iveco, sont occupés à boucler ou à fignoler leurs alliances; le premier avec Volvo, le second avec l'espagnol Enasa.

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