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Plus il y a d'Etat, moins il y a d'efficacité

Par L'Economiste | Edition N°:1504 Le 23/04/2003 | Partager

Economiste publie à nouveau ce graphique, à la demande de plusieurs lecteurs qui l'ont trouvé trop peu explicite. Les colonnes indiquent les parts détenues par l'Etat, divisées en quatre groupes: lorsque l'Etat détient de 0 à 25% du capital, ou bien de 25 à 50%, ou bien de 50 à 75% ou encore de 75 à100%. Le graphique montre que plus la part détenue par l'Etat est élevée moins les pouvoirs publics sont efficaces. De même, plus la part détenue par l'Etat est élevée, moins bonne sera la qualité de la réglementation.L'enquête a été réalisée auprès de 97 pays pour la Banque Mondiale. Cette dernière a publié les résultats de cette enquête dans son rapport annuel 2002.En fait, cette enquête confirma avec des chiffres ce que le public sait parfaitement de manière intuitive: le contrôle des pouvoirs publics sur les médias fait baisser la qualité de la gestion des affaires publiques.Quand le contrôle public est important, explique la Banque Mondiale, il y a moins d'informations communiquées au public. Ce phénomène a une conséquence immédiate sur le rythme de développement: moins d'informations implique moins de connaissance des opportunités et donc moins d'initiatives économiques. Au bout de la chaîne économique, cela donne moins de production de richesses, souligne la banque. Dans le même temps, peu d'informations engendre une moindre efficacité des marchés. Certes, la concurrence pure et parfaite, appuyée sur l'information idéale, n'existe que dans les théories économiques. Mais le contraire n'est pas du tout théorique: la réduction du nombre et de la qualité des informations déséquilibre automatiquement les transactions entre les acteurs. Ces transactions deviennent plus difficiles et plus hasardeuses. Parfois, elles s'interrompent. Le repli est naturellement très dommageable au PIB, donc à la société et particulièrement, à la partie la plus fragile, qui sont les pauvres et les enfants.


A qui appartiennent les médias?

Par rapport à la situation moyenne dans le monde, le Maroc présente un paysage audiovisuel différent: l'Etat y est nettement plus présent. Il contrôle l'ensemble des chaînes de TV et les chaînes de radio, à l'exception de la radio dite de la Foire à Casablanca, dont le statut est ambigu. Néanmoins, si l'approche était faite à travers les audiences de TV, la répartition changerait radicalement car les audiences des chaînes marocaines sont faibles par rapport aux audiences des chaînes satellitaires, prises ensemble. Mais comment classer une chaîne étrangère publique, comme Al Jazeera ou TV5, par rapport au paysage marocain? Le public lui ne s'y trompe pas: ce sont des chaînes indépendantes. Dans la presse marocaine, les capitaux familiaux investis ont une part faible par rapport aux investissements publics, ceux des partis politiques et des groupes économiques privés. Là encore, il est difficile de faire le parallèle avec le classement mondial: comment classer par exemple Le Matin du Sahara (Etat ou groupe privé) ou bien comment classer des publications dont le capital est privé mais constitué sur intervention de l'Etat?

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