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    Plasturgie: Sans mise à niveau, deux tiers des entreprises appelées à disparaître

    Par L'Economiste | Edition N°:512 Le 21/05/1999 | Partager

    · Mise à niveau, formation et environnement: Les trois principaux thèmes de la deuxième édition du Forum de la Plasturgie
    · Le marché mondial du plastique en croissance de 4 à 6%


    Salle comble pour la deuxième édition du Forum de la Plasturgie qui s'est déroulée le 20 mai au Royal Mansour Casablanca.
    L'Association Marocaine de Plasturgie (AMP), organisatrice de l'événement, a choisi de revenir sur les mêmes thèmes que ceux de l'année dernière: mise à niveau, formation et environnement.
    Sans mise à niveau, en effet, les deux tiers des entreprises du secteur pourraient disparaître. Celle-ci implique la compétitivité et met en jeu trois variables: la qualité, qui est désormais une nécessité, les coûts, qui sont discriminants et les services qui font de plus en plus la différence, a souligné M. Brillanceau, délégué de la FFP (Fédération Française de Plasturgie) et opérateur dans le secteur automobile.
    M. Jamali, directeur de la Production Industrielle au Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (MICA) a pour sa part souligné le rôle de «facilitateur» que s'est donné l'Etat au cours des dernières années. Outre les GIE (Groupements d'Intérêt Economique), les lois sur la concurrence et les tribunaux de commerce, le représentant du MICA a mis en exergue les actions plus ciblées concernant le secteur de la plasturgie. Il s'agit de la mise en place d'un programme d'alphabétisation fonctionnelle en entreprise, mais surtout l'importance d'un système de formation professionnelle. La première promotion, qui a entamé ce type de formation en 1997, sera diplômée en juin prochain. Le cursus présente la particularité d'être de type dual: 50% du temps est passé en entreprise et 50% au centre. Ce programme est le fruit d'un partenariat entre l'agence allemande GTZ, la FIMME (Fédération des Industries Mécaniques, Métallurgiques et Electriques), l'OFPPT (Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail) et l'AMP.
    Cette première expérience devrait permettre aux entreprises de disposer de personnel qualifié.
    M. Nejjar, directeur de la qualité au même Département, a tenu à rappeler que le programme de mise à niveau devait entrer en vigueur dès l'année prochaine. Celui-ci a été approuvé en décembre dernier. M. Nejjar a notamment appelé les associations professionnelles à jouer un rôle de sensibilisation auprès de leurs membres.
    Côté environnement, les intervenants ont été unanimes sur le fait que le plastique n'est pas polluant. Ils ont en outre souligné le rôle déterminant des communes dans le ramassage des ordures.
    M. Jallon, membre de la FFP a insisté sur l'importance du recyclage de la matière plastique. Il a cité en exemple la décision de l'Union Européenne qui s'est donnée comme objectif de recycler jusqu'à 15% des déchets plastiques à l'horizon 2001. Mais le problème est d'autant plus compliqué pour le sac en plastique vu sa légèreté et le nombre d'unités produites. Au Maroc, 4 à 5 milliards de sacs sont fabriqués par an.


    Le secteur au Maroc et en France


    Les plasturgistes peuvent se réjouir des tendances actuelles du secteur. Celui-ci connaît en effet une croissance mondiale de 4 à 6%, couplée d'une hausse de la demande dans toutes les régions du globe.
    Au Maroc, la plasturgie compte quelque 300 entreprises qui emploient 25.000 personnes et engendrent un chiffre d'affaires de 4,61 milliards de DH.
    En France, le secteur de la plasturgie regroupe plus de 4.000 entreprises qui emploient 142.000 personnes. Le pays est ainsi en deuxième position au niveau européen et quatrième au niveau mondial.

    Wissal SEGRAOUI

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