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Affaires

Oujda: Des Italiens à la rescousse de la médina

Par L'Economiste | Edition N°:1848 Le 07/09/2004 | Partager

. Un complexe culturel de 20 millions de DH Derb Senia. C’est dans ce quartier, en pleine médina d’Oujda, que les initiateurs du projet d’appui à la sauvegarde du patrimoine culturel de la région orientale ont choisi d’installer leur complexe culturel. Lancés en juillet 2002, les travaux de construction avancent sur les chapeaux de roue. Ils devront s’achever début 2006. Issu d’une alliance maroco-italienne, ce projet se veut un projet de réhabilitation, de restauration et de restructuration d’une partie du tissu ancien de la ville d’Oujda. En parrainant ce chantier, la fondation locale Moulay Slimane et l’ONG italienne “Movimento Africa’70” font preuve de leur détermination à relancer et développer tout ce qui a trait à la culture et au savoir susceptible de contribuer au rayonnement de la ville et de la région.. Composantes du projetL’aire où a lieu l’intervention se trouve dans la zone nord de la médina et fait partie intégrante du tissu urbain ancien. La superficie du quartier est d’environ 1.300 m2. On y trouve actuellement six immeubles d’habitation, une mosquée et un terrain nu. Le projet prévoit la réalisation d’une bibliothèque, d’un musée, d’une salle polyvalente, d’espaces d’exposition, de bureaux administratifs, d’un centre artisanal et d’une maison d’hôtes. “La bibliothèque est désormais réalisée et abrite provisoirement les locaux de la Fondation Moulay Slimane et de Movimento Africa’70”, précise l’architecte chef du projet, Maurizio Cafarelli. “Le reste du chantier est en cours de réalisation”, ajoute-t-il. Les composantes du projet sont organisées autour de patios à ciel ouvert (plantés ou pas selon les cas) et galeries couvertes. Elles constituent un tout indissociable par le nombre important de passages communicants avec ses différents espaces. Concernant l’aspect architectural, les formes et les espaces du projet ont été conçus dans des formes simples et selon les caractéristiques du patrimoine traditionnel. Le plus grand des édifices considérés est une grande maison, ancienne propriété de la famille de Allal Sinaceur, président de la fondation Moulay Slimane. En restauration, cette bâtisse se distingue par sa valeur historique et architectonique. La maison date, en effet, de 1916 et se caractérise par un style ottoman marocain. Constituée d’un rez-de-chaussée et d’un étage supérieur ayant un accès à la terrasse, celle-ci sera transformée en un centre d’études de manuscrits anciens et de recherche scientifique et religieuse. Par ailleurs, elle servira également de siège pour les deux ONG. L’autre édifice qui émerge du lot est la mosquée qui se trouve à l’extrémité opposée. Celui-ci sera également structuré en collaboration avec le ministère des Affaires islamiques. Autre défi à réaliser dans le cadre du projet : faciliter l’accès au quartier Derb Senia. La zone où est situé le centre culturel est, en effet, difficile à atteindre de manière pratique et directe. Aujourd’hui, le seul accès permettant de le relier à l’extérieur de la médina est celui donnant sur la rue Marrakech. C’est pourquoi l’ouverture de quatre ou cinq passages est prévue pour relier le lot au quartier où se trouvent les deux principales rues commerciales de la médina. A savoir: la rue Mazouzi, qui traverse toute la médina d’est en ouest et la rue Ramdane El Qadi, qui la longe à l’ouest. Les ouvertures seront aussi renforcées par une signalisation et des indications qui conduiront au Centre culturel et indiqueront avec précision sa situation comme lieu privilégié de rencontre de la médina. Ainsi, il aura certainement des répercussions positives non seulement sur la médina, mais également sur toute la ville. A noter que le coût du projet s’élève à quelque 20 millions de dirhams. La coopération italienne a fortement participé au financement Amal TAZI

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