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OMC: Lula critique l’égoïsme des pays développés

Par L'Economiste | Edition N°:2835 Le 06/08/2008 | Partager

. Il les accuse d’avoir fait capoter le cycle de Doha. Mais il reste déterminé à trouver un accordLe président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a critiqué lundi dernier à Buenos Aires l’égoïsme des pays développés, les accusant d’avoir fait capoter les négociations commerciales du cycle de Doha dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), mais reste déterminé à trouver un accord. «J’ai vu comment le cycle de Doha est un sacrifice immense, comment il est difficile de soutirer un centime d’un pays riche», a déclaré le président brésilien, devant plus de 300 hommes d’affaires brésiliens et argentins, réunis à Buenos Aires. Lula a regretté que les négociateurs des pays développés «n’aient même pas été en mesure d’être proches de leurs présidents» pendant les discussions, alors que les présidents des pays en développement se préoccupaient de discuter avec leurs ministres chaque mouvement et chaque décision de cette négociation. Le président brésilien a également indiqué qu’il avait tenté de convaincre ses pairs que «la partie technique de Doha était terminée et qu’il était temps de réunir les dirigeants politiques pour prendre une décision politique parce qu’il ne s’agissait plus d’une question économique, mais d’un problème éminemment politique». Il a souligné à cet égard s’être entretenu avec plusieurs présidents ou chefs de gouvernement dont George W. Bush, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Gordon Brown. «J’ai dit clairement à Bush qu’il n’était pas possible que deux pays aussi importants que les Etats-Unis et l’Inde, qui sont en train de négocier un accord nucléaire, n’aient pas les moyens de faire un accord sur les aliments», a souligné Lula. Persuadé de pouvoir conclure dans quelques mois le cycle de Doha et aboutir à un accord sur la libéralisation du commerce mondial, le président brésilien s’est lancé dans une série de consultations avec plusieurs pays, dont les Etats-Unis, l’Inde et la Chine. «Nous allons conclure l’accord du cycle de Doha. Cela peut prendre un mois de plus, deux mois, mais nous allons y arriver», a affirmé Lula peu avant son départ pour Buenos Aires où il participe à un forum économique destiné à renforcer les liens entre les deux pays. Lula a entamé des consultations avec trois des principaux négociateurs de Doha : la Chine, les Etats-Unis et l’Inde. Les discussions pour tenter de débloquer le cycle de négociations lancé à Doha en novembre 2001 ont échoué fin juillet à Genève en raison notamment d’un désaccord entre les Etats-Unis et l’Inde sur les mécanismes pour protéger les marchés des pays en développement contre la hausse des importations des produits agricoles. Selon Lula, l’amélioration des conditions des nations en développement devrait aussi permettre de donner des réponses aux grands problèmes du monde actuel: l’immigration, la crise alimentaire et la lutte contre le terrorisme. Son objectif est d’attaquer les subventions que les pays riches octroient à leurs produits. «Il est extrêmement honteux que les pays riches subventionnent leurs produits», a-t-il souligné. Le Brésil, qui dirige ces dernières années avec l’Inde le G20 des pays en développement, fait partie de l’OMC et du groupe des sept principales puissances négociatrices commerciales avec l’Union européenne, le Japon, la Chine, l’Inde, les Etats-Unis et l’Australie.Synthèse L’Economiste

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