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Culture

Non à la mort du cinéma!

Par L'Economiste | Edition N°:2893 Le 31/10/2008 | Partager

. Combat passionné contre la fermeture des salles obscures . Objectif: les rénover et inciter le public à les fréquenter LES membres de l’association «Sauvons les cinémas au Maroc» seront présents en force à l’occasion du Festival international du film de Marrakech, prévu du 14 au 22 novembre. Ce sera l’occasion pour eux de poursuivre leurs activités de sensibilisation en faveur de la sauvegarde et de la rénovation des vieilles salles de cinéma du Maroc. Ils mèneront différentes actions sur place afin de collecter des fonds nécessaires à la concrétisation de leurs objectifs. «Le constat est alarmant. Alors qu’il y avait 250 salles de cinéma dans les années 1980, le Maroc n’en compte plus qu’une soixantaine et elles sont pratiquement toutes menacées de faillite ou de fermeture», témoigne Tarik Mounim, président de l’association. «En 2008, 4 cinémas ont fermé leurs portes pour cause de faillite. Il s’agit de L’Empire et du Rex à Fès, du Grand cinéma à Al Hoceïma et du cinéma Shéhérazade à Casablanca», rappelle-t-il. «A ce rythme-là, si rien n’est fait, nous risquons d’assister à l’agonie et à la mort de toutes les salles très rapidement», regrette-t-il encore. En effet, les salles de cinéma marocaines ont toutes un charme bien particulier, une histoire. Elles font partie de notre culture, de notre identité, de notre mémoire. Et il serait dommage qu’elles disparaissent à tout jamais et qu’elles soient remplacées par des immeubles ou autres constructions sans âme. «Les anciennes salles de quartier ont en plus l’avantage d’être accessibles pour la majorité de la population, avec des tarifs abordables. Car tout le monde n’a pas les moyens de payer 50 DH pour aller au cinéma», fait remarquer Tarik Mounim. Plusieurs villes marocaines, comme El Jadida ou Ouarzazate par exemple, ne comptent aucun cinéma, ce qui oblige les amateurs du septième art de faire tout un voyage pour fréquenter une salle obscure. A noter que l’association a été créée en novembre 2007, lors de la tenue du septième festival international du film de Marrakech. Son fondateur et président est un jeune Marocain âgé de 30 ans, qui est né et a grandi en France. Touché par l’état de délabrement de certaines salles, il a décidé de mener un combat pour essayer de rénover et préserver le maximum de salles. «Aujourd’hui, il est vrai que avons très peu de moyens, mais nous sommes un groupe d’une dizaine de jeunes passionnés, et nous sommes prêts à tout mettre en œuvre pour sauver les cinémas marocains», soutient-il. Mounim est aussi acteur de cinéma puisqu’il a joué un rôle dans le film «Adieu mères» de Mohamed Ismaïl, sélectionné pour participer aux Oscars 2009.


Site internet

EN plus de leurs activités de sensibilisation et de lutte pour la sauvegarde des vieux cinémas marocains, les membres de l’association Save cinemas in Morocco ont créé un site internet (www.savecinemasinmarocco.com) où sont recensées leurs actions. Le site contient la liste des salles encore existantes au Maroc, avec une fiche technique et un commentaire. Il comporte aussi la liste et la biographie des professionnels du cinéma marocain ainsi que des informations détaillées sur l’actualité du cinéma au niveau national.Nadia BELKHAYAT

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