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Société

Mouton et Nouvel an
Casablanca sans cotillons

Par L'Economiste | Edition N°:2412 Le 30/11/2006 | Partager

. Aucune dérogation pour les boîtes de nuit . L’alcool vendu aux non-musulmans dans les restaurants et hôtelsLE 31 décembre, les touristes et les non-musulmans pourront-ils célébrer le Nouvel an, bien qu’il coïncide cette année avec la fête de l’Aïd el-Kébir? Le service des boissons alcoolisées de la Wilaya du Grand Casablanca affirme que la région ne fera, l’objet d’aucune dérogation. «Normalement, la vente d’alcool est interdite pendant l’Aïd, mais les non-musulmans sont autorisés à en consommer dans les hôtels et les restaurants», explique-t-on. Les autres débits de boisson devront fermer complètement leurs portes, quitte à perdre l’une des soirées les plus rentables de l’année. «Nous n’avons reçu aucune permission spéciale du ministère de l’Intérieur et de celui des Habbous», poursuit-on à la wilaya. Chez les hôteliers, on demeure dans le flou le plus total. Jusqu’à la semaine dernière, ni le Hyatt Regency ni le Palace d’Anfa n’avait établi de programme pour le réveillon de fin d’année. «Nous réfléchissons toujours», nous a-t-on répondu. Le Royal Mansour et le Sheraton ont quant à eux décidé de ne tenir aucune soirée spéciale. «Comme le Nouvel An coïncide avec l’Aïd, nous n’avons rien prévu», a-t-on affirmé. Du côté des restaurateurs, l’ambiguïté est encore plus grande. Si certains comptent faire la fête en grandes pompes, d’autres songent sérieusement à passer leur tour. «C’est embêtant, nous pensons peut-être fermer complètement», regrette Jacky Rolling, du Rétro 1900, tandis que le Rick’s Café et le restaurant À ma Bretagne se préparent pour la bringue. «Nous célébrons aussi notre 50e anniversaire cette année. Pas question de rater cette occasion!», soutient André Halbert, proprio du restaurant À ma Bretagne. Un menu élaboré sera donc proposé aux convives, au coût de 650 dirhams, boissons alcoolisées non comprises. Question congé de travail, le personnel du restaurateur est également prévenu: «Nous organisons les horaires de travail en conséquence de l’Aïd el-Kébir sans que cela nous empêche de recevoir notre clientèle pour la veillée du Nouvel an», poursuit-il. Pour ce qui est des bars et boîtes de nuit, les directions n’ont d’autre choix que de se soumettre à la loi. «Nous aimerions obtenir la permission d’ouvrir, c’est évident. Mais l’Aïd el-Kébir est une fête religieuse, et nous respectons cela», explique David Galabrun, de La Bodega. Jusqu’à la semaine dernière, les tenanciers espéraient que leurs boîtes de nuit obtiendraient, tout comme celles de Marrakech, une dérogation. Pour les petits commerçants, ce doute n’a pas été facile à gérer. À La Bodega, chaque mois possède une programmation spéciale. «Il y a du flamenco tout le mois de novembre, ensuite un groupe de reggae jusqu’au 23 décembre. Après, on ne savait pas», admet Galabrun.Au ministère du Tourisme, on ne semble pas s’inquiéter outre mesure de l’impact que la situation pourrait avoir sur l’économie touristique du Maroc. «Les non-musulmans pourront toujours célébrer et prendre un verre dans les hôtels», rappelle un responsable.


Direction Marrakech

POUR Omar Cherif Alamy, vice-président de la Fédération nationale des agences de voyages du Maroc (FNAVM), Casablanca risque d’être plutôt déserte pour la fin d’année. «De nombreux travailleurs et employés repartent dans leurs familles pour l’occasion; la ville sera donc vidée d’une importante partie de sa population». Les régions de Marrakech et d’Agadir, dont les boîtes de nuit ne fermeront pas, attireront la majorité des touristes. «Je peux déjà vous dire que nous sommes en «surbooking» sur Marrakech», assure Alamy. Le fameux décompte des secondes précédant le coup de minuit risque donc de ne pas résonner très fort dans les rues de Casablanca.Marie-Hélène GIGUÈRE

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