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    Courrier des Lecteurs

    Masse monétaire en Octobre : La croissance est contenue

    Par L'Economiste | Edition N°:59 Le 24/12/1992 | Partager

    Au cours du moins d'Octobre la masse monétaire s'est établie à 142,5 milliards de Dirhams, contre 142,2 en Septembre, soit une faible croissance de l'ordre de 0,2%. Cette hausse est de 11,4% par rapport au même mois de l'année 1991 et de 6,3% comparativement au mois de Décembre de la même année.

    Cette croissance relève exclusivement des dépôts à terme qui se sont appréciés de 4,2% par rapport au précédent mois, passant de 33,4 milliards de Dirhams en Septembre 1992 à 34,8 en Octobre. En revanche, les disponibilités monétaires ont décru de 1%. Elles sont passées de 108,7 milliards de Dirhams en Septembre 1992 à 107,5 en Octobre 1992. Les monnaies fiduciaire et scripturale ont reculé respectivement de 1,37 et 0,96% sur la même période. Tous les éléments constitutifs de la monnaie scripturale ont observé la même tendance à la baisse, à l'exception des dépôts au Trésor qui se sont maintenus à un niveau égal à celui de Septembre 1992, soit 4,4 milliards de Dirhams. Les dépôts à vue à l'Institut d'Emission et les dépôts aux Chèques Postaux ont enregistré les plus grands reculs avec respectivement 13% et 15,8% par rapport au mois de Septembre 1992. Les dépôts à vue dans les banques ont par contre faiblement fléchi.

    L'observation des contreparties de la masse monétaire permet de relever que les tendances observées au cours des mois d'Août et de Septembre 1992 se sont confirmées. En effet, les avoirs extérieurs nets et les crédits à l'économie ont continué de monter, alors que les créances sur le Trésor se sont maintenues en baisse.

    Globalement, celles-ci sont passées à 53,2 milliards de Dirhams au mois de Septembre 1992 à 51,9 un mois après, ou un recul de 2,4%. La croissance négative des créances sur le Trésor a résulté de la chute des créances nettes de l'Institut d ' Emission, de celle des créances des entreprises et des particuliers ainsi que de celle des dépôts des banques au Trésor. En revanche, le portefeuille d'effets publics du système bancaire s'est apprécié de plus de 9% par rapport au même mois. Il est passé de 35,3 milliards de Dirhams en Septembre 1992 à 38,5 en Octobre de cette même année.

    Par ailleurs, les avoirs extérieurs nets se sont élevés à 33,5 milliards de Dirhams au mois d'Octobre 1992, contre 33,3 pour le mois de Septembre de l'égale année, soit une progression de 0,7%,et de plus de 20% relativement au mois de Décembre 1991. Les réserves internationales ont maintenu leur croissance, mais à un rythme moins important que celui constaté sur la période Août-Septembre 1992 où la progression était de 10,69%. Ces réserves internationales se sont situées à 32,4 milliards de Dirhams pour le mois d'Octobre 1992, contre 31,9 un mois avant, soit une hausse de 1,7%. En revanche, les autres avoirs extérieurs constitués par les devises inconvertibles de l'Institut d'Emission et des avoirs extérieurs bruts des banques de dépôts ont baissé de 3,9%, passant de 5,6 milliards de Dirhams en Septembre 1992 à 5,3 en ce qui concerne le mois d'Octobre de l'année indiquée.

    Les crédits à l'économie ont gardé leur trajectoire ascendante après le recul observé en Août 1992 par rapport à Juillet de la même année. La croissance s'est poursuivie cependant à un rythme plus élevé. Elle s'est élevée à 2,4% relativement à Septembre 1992 alors qu'elle était de 1,25% un mois auparavant. Cette recrudescence des crédits à l'économie est provenue en grande partie de l'Institut d'Emission dont les concours ont progressé de 10,25 % au cours du mois d'Octobre 1992, comparativement au mois de Septembre de la même année. Ils se sont élevés à 11,3 milliards de Dirhams contre 10,2. Les crédits consentis par les banques de dépôts ont quant à eux augmenté de 0,8% par rapport à Septembre. Ils sont montés à 53,7 milliards de Dirhams en Octobre 1992, contre 53,2 un mois plus tôt.

    A.D.N.

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