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Marrakech: Le conseil de la ville remercie la Radeema

Par L'Economiste | Edition N°:2245 Le 30/03/2006 | Partager

. Préparation d’un appel d’offres . Le directeur démissionne de son poste C’était attendu. Le conseil de la ville de Marrakech va  retirer  la concession de gestion à la Régie autonome d’électricité, eau et assainissement (Radeema). Pour Omar El Jazouli, maire de la ville, ce n’était pas vraiment une concession en bonne et due forme, mais une sorte de délégation confiée à la Radeema pour gérer ces services publics qui restaient toutefois sous l’autorité du conseil. «Aujourd’hui, dit-il, la mise à niveau de ces services nécessite un grand investissement que ni la régie, ni le conseil de la ville ne peuvent assumer». Il y a d’abord le règlement des dettes de la régie à évaluer, la maîtrise des recettes et surtout les investissements qui doivent être entrepris. Les projets immobiliers dans la ville de Marrakech et les zones rurales voisines demandent de plus grandes infrastructures… «Seul un groupe, financièrement solide, peut faire face à cette demande». Les élus lorgnent bien entendu un groupe international. Plusieurs gestionnaires ont manifesté leur intérêt, y compris ceux qui ont déjà des concessions dans d’autres régions du Maroc. Naturellement, à la Radeema, la décision communale n’a pas été bien accueillie par le management. Le directeur de la régie, Moncef Derbiche, vient de démissionner de son poste. Rappelons que ce dernier avait été nommé en août dernier en remplacement de Ali Benazzouz. La mairie de Marrakech, qui envisage donc le principe de privatiser ces services publics, prépare un appel d’offres. Mais, auparavant, un bureau d’études devra  identifier les besoins en eau, électricité et assainissement de la ville. Parmi ses missions aussi, déterminer «la meilleure manière de déléguer cette gestion», précise El Jazouli. Il n’est pas exclu que les autres  régions de Marrakech-Haouz soient incluses dans ce schéma de concession. Ce qui pourrait changer la donne et peser fort au moment des négociations avec le nouvel concessionnaire. Par ailleurs, un comité composé d’élus et des autorités locales devra chapeauter ce processus, notamment l’élaboration du cahier des charges du futur concessionnaire. Le comité de suivi devra aussi accompagner son application. «Nous nous entourons du maximum de précautions. De même que nous allons nous assurer que le potentiel de la Radeema et les cadres de cette dernière soient intégrés auprès du nouveau gestionnaire», ajoute le maire. En deuxième phase, le conseil de la ville devra lancer un appel d’offres international, indique-t-on, sans autres précisions sur le calendrier. A noter que sous contrat ou en concession provisoire, la régie, qui était sous l’autorité de la communauté urbaine, s’est toujours chargée de ces services publics. Dernière tâche à lui avoir été confiée, la gestion de l’assainissement de la ville en janvier 1998. Officiellement, les municipalités ont délégué cette gestion en raison du budget insuffisant qui lui était alloué: 2 millions de DH/an. Il faut dire aussi qu’à cette époque, la BEI (Banque européenne d’investissement), qui avait accepté d’accorder une ligne de crédit de 350 millions de DH, imposait ce transfert. La ligne de crédit doit être achevée à l’heure actuelle. Et  aujourd’hui, ce sont d’autres impératifs –surtout financiers- qui  priment.De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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