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Marrakech: Le chantier de l’Aguedal s’éternise

Par L'Economiste | Edition N°:2729 Le 06/03/2008 | Partager

. La zone touristique est valorisée à peine de 35%. La majorité des investisseurs n’a pas respecté le cahier des chargesOn le reconnaît aujourd’hui. La réalisation de la zone touristique d’Aguedal connaît beaucoup de retard et son timing n’a pas été respecté. Lancée en 2002, la zone n’a pas pu être achevée en 2007 comme prévu. Visiblement, elle ne le sera pas non plus en 2008, vu le rythme des travaux. Aujourd’hui, le taux de valorisation des projets de la zone dépasse à peine les 35%. Ceux qui ont respecté le timing ont ouvert les portes de leurs unités dans une zone en plein chantier. Au total et d’après la wilaya qui chapeaute la finalisation de la zone, 22 projets seraient en cours de réalisation: 7 unités hôtelières, 12 projets de maisons d’hôtes, 1 projet de résidences touristiques et 2 projets d’équipements. Sur le terrain pourtant, pas moins de 10 lots ne sont même pas viabilisés. Au détail: 7 unités hôtelières et 2 maisons d’hôtes. Contrairement à ce qui était prévu, ce sont les investisseurs dans les équipements de loisirs qui ont été les meilleurs élèves. Premier à avoir démarré son projet, le Pacha, grand complexe (restaurants et night) qui sera suivi d’ailleurs par le complexe de cinéma Mégarama. Mis à part ces deux complexes et des villas, on compte dans la zone trois unités hôtelières opérationnelles. L’hôtel Riad Mogador Aguedal appartenant au holding Ynna (groupe Chaâbi). Les travaux d’extension devraient être achevés en mars. Dans le pipe aussi, pour fin 2008, un palais des congrès adossé au même hôtel. Autre projet achevé, l’hôtel suisse du groupe Rassuich dont les aménagements extérieurs sont en cours d’achèvement. L’unité devra ouvrir ses portes cette année. Idem pour l’hôtel les Idrissides (Framissima). Le Raffles Resort Marrakech de la Somed (un 5* de luxe sur 3,7 ha) ne verra le jour, lui, qu’en 2009.Dans le résidentiel, trois lots ont été viabilisés. Il s’agit des résidences touristiques Quantara du groupe Alliances, Armandia de Jacques Benissty. Le troisième projet est mené par la Compagnie générale immobilière (CGI). Enfin, deux maisons d’hôtes sont opérationnelles depuis 2007. La 1re maison d’hôtes à voir vu le jour dans la nouvelle zone touristique est le Palais Soltan, un petit bijou architectural de 50 chambres et suites, du groupe Cassandre. Autre maison d’hôtes achevée, Alfassia. Et c’est tout! Que s’est-il donc passé pour cette zone annoncée en grande pompe? Serait-elle boudée ou a-t-on vu trop gros? Les acquéreurs pointent du doigt les tracasseries administratives. «Des promoteurs auraient été dégoûtés par les difficultés liées à l’obtention des autorisations», indique ce promoteur qui requiert l’anonymat. Impossible non plus de connaître les détails et de joindre ceux qui ont claqué la porte. Auprès des responsables du dossier à la wilaya, c’est un autre son de cloche. «Il y a eu des investisseurs qui se sont adjugés plusieurs projets, mais n’en ont démarré qu’un seul», résume le wali, Mounir Chraïbi. On cite d’ailleurs l’exemple de la chaîne Kenzi. En misant sur le Pacha (loisirs et animation) qui attire, chaque week-end, 2.000 personnes, le groupe a «oublié» l’hôtel qu’il devait construire sur le site. «Par ailleurs, il y a eu du retard du côté des investisseurs arabes, notamment pour la prise de décision du démarrage des chantiers», indique Chraïbi. C’est le cas de la Somed, qui a pris du retard sur son projet, mais ramené toutefois dans ses bagages une grande enseigne, «Raffles».Il n’en reste pas moins que des acquéreurs n’ont pas respecté les délais du cahier des charges. Ce qu’on ne dit pas non plus, c’est que ni la wilaya, ni l’aménageur n’arrivent à faire appliquer des sanctions aux retardataires. Ainsi, 4 lots devraient être retirés en raison du retard au niveau de la viabilisation. La justice ne suit pas. «Rien n’a été prévu dans le cahier des charges pour déchoir rapidement les retardataires», regrette le wali. Résultat des courses, la zone est devenue un chantier perpétuel qui perturbe les projets déjà opérationnels. «Le site manque d’espaces verts et d’infrastructures de base», déplore Saâd Kabbaj, patron du Pacha. Mohamed Bensalek, de la division de l’urbanisme à la wilaya, s’en défend: «Le foncier de la zone de l’Aguedal a été mis à la disposition des investisseurs, en mal de terrains fonciers avec un soutien du fonds Hassan II. Si aujourd’hui les hôteliers sont sceptiques et hésitent à démarrer leurs projets, ce n’est certainement pas la faute à l’aménageur ou aux autorités compétentes».


Cité-jardin

Située derrière les remparts de l’ancienne médina, à une centaine de mètres de la Mamounia, la zone de l’Aguedal est un projet inauguré par SM Mohammed VI en 2001 et piloté par la Caisse de dépôt et de gestion (CDG). Le projet, premier du genre, devait augmenter la capacité d’hébergement de 7.000 lits à l’horizon 2010. Son coût global est de 2,5 milliards de DH uniquement pour l’aménagement avec des terrains. Ces derniers sont vendus au prix de 600 DH/m2 pour les hôtels dont 20% sont financés par le fonds Hassan II, pour encourager le secteur touristique. La zone de l’Aguedal s’étend sur une superficie de 96 hectares. Y sont prévus des hôtels de 4 et 5 étoiles, 16 maisons d’hôtes, ainsi que 4 lots pour des résidences sous forme de villas, appartements, commerces et équipements d’animation. Le projet devait générer 7.300 emplois dont 4.000 directs. L’aménagement de l’Aguedal est basé sur un nouveau concept mettant en avant la cité-jardin intégrée, l’aménagement de places, de ruelles, de promenades et de circuits piétons.


Zones touristiques

Faire du tourisme de Marrakech un élément-clé de la croissance économique du Maroc reste toujours l’objectif du gouvernement et des autorités locales. Outre la zone d’Aguedal, Marrakech investit dans quatre autres zones touristiques afin d’enrichir ses capacités d’hébergement: Tamesloht (plus de 4.000 ha), Mogador ( 368 ha), Chrifia ( 268 ha) et Zahrat Annakhil ( 182 ha). Ces projets s’inscrivent dans le cadre des programmes d’aménagement de nouvelles zones touristiques à l’échelle nationale. De nos correspondantes, Badra BERRISSOULEet Hanane HASSI

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