×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Maroc-USA: Pas d'exclusivité dans les relations économiques, selon le patronat

Par L'Economiste | Edition N°:1441 Le 21/01/2003 | Partager

. Les délégations des deux pays se réunissent aujourd'hui à Washington. Le secteur économique marocain suit de près ces négociationsC'est aujourd'hui, mardi 21 janvier, que débutent à Washington les négociations sur l'instauration d'une zone de libre-échange (ZLE) entre le Maroc et les Etats-Unis. Ces pourparlers se prolongeront jusqu'au 25 janvier et permettront aux deux parties de procéder à un premier échange de propositions concrètes. Mais rien n'est joué d'avance même si le rythme observé dans ce dossier est assez soutenu.La délégation marocaine est présidée par le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Taïeb Fassi-Fihri, et composée de 24 personnes, provenant de dix départements ministériels. Lors des semaines précédentes, des commissions sectorielles ont été formées. Au total, douze pôles d'activités ont été mis en place et des contacts préliminaires avec les professionnels ont déjà eu lieu.Les autorités américaines ont clairement manifesté leur intérêt à conclure rapidement un accord de libre-échange avec le gouvernement marocain. D'ailleurs, elles comptent le faire avant la fin de l'année 2003. Le secrétaire d'Etat américain au Commerce extérieur, Robert Zoellick, avait exhorté les membres du Congrès à soutenir l'Administration Bush pour mener à bien ce projet, car «il sera bénéfique pour les Etats-Unis non seulement sur le plan économique, mais également en matière de politique régionale«.En outre, dans un récent rapport de l'Amcham(1), plusieurs sociétés américaines installées au Maroc assurent que l'instauration d'une zone de libre-échange aura des incidences positives. C'est le cas notamment de Domino's Pizza, qui est actuellement assujettie à des droits de douane de 100% sur ses importations de fromage mozzarella. Grâce à la ZLE, la société espère ouvrir 16 nouveaux magasins, ce qui créera 400 nouveaux emplois directs. Même raisonnement pour l'entreprise de textile et d'habillement JRA Morocco (groupe Jordache), qui compte sur l'accord de libre-échange pour accroître sa production et créer 500 nouveaux emplois directs et indirects.Toutefois, les entreprises américaines exigent qu'un certain nombre de réformes soient accomplies par le Maroc. C'est ce qu'elles appellent «l'amélioration de l'environnement des affaires«. Il s'agit «d'un code du travail équilibré et cohérent, d'un système de justice transparent et efficace, du respect de la propriété intellectuelle et d'un système d'éducation qui réponde plus étroitement aux besoins des entreprises«.Pour leur part, les Marocains considèrent les Etats-Unis comme un gigantesque marché pour plusieurs secteurs économiques. Les autorités et le secteur privé marocains espèrent que l'instauration d'une zone de libre-échange entre Rabat et Washington dope les investissements américains. Plusieurs secteurs peuvent en bénéficier, notamment le tourisme, le textile, les technologies de l'information et l'énergie.Hassan Chami, président de la CGEM, pense que «si Rabat négocie bien cet accord, de réelles opportunités économiques vont s'offrir aux entreprises marocaines«. Par ailleurs, Chami soutient que le Maroc peut devenir une véritable plate-forme maghrébine et africaine pour l'industrie américaine. En outre, la CGEM espère que l'accord de libre-échange accompagne le mouvement de réformes législatives dans le domaine socioéconomique. Le secteur du textile pourrait être l'un des grands gagnants de la ZLE avec les Etats-Unis. C'est ce qu'affirme Jaouad Hamri, président des relations internationales et investissements étrangers à l'Amith. Pour lui, la suppression des droits de douane entre les Etats-Unis et le Maroc est une véritable aubaine pour le secteur. En matière de qualité, le marché américain sera accessible sans grande difficulté pour le produit marocain. En revanche, en matière de volume, les entreprises devront investir surtout en amont du textile. Hamri assure que les Européens et les Asiatiques suivent de près l'affaire de la ZLE avec les Etats-Unis. Les textiliens ont demandé que l'accès libre au marché américain soit possible dès la signature de l'accord. En d'autres termes, ils refusent le scénario de la Jordanie où le démantèlement a été progressif. Sur ce point, Hamri souhaite que le Maroc puisse bénéficier des mêmes avantages que le Chili avec qui les Etats-Unis ont également un accord de libre-échange.En somme, si le secteur textile ne pose, théoriquement, pas de problèmes, d'autres, en revanche, vont faire l'objet d'un bras de fer assez rude. C'est le cas notamment de l'agriculture.


Qu'est-ce qui agace les Européens?

La signature d'un accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis semble irriter nos partenaires européens. Et pour cause, le ministre délégué français, François Loos, avait affirmé lors d'une visite au Maroc, le 14 janvier, qu'un accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis serait «incompatible« avec l'approfondissement des relations économiques entre le Royaume et l'Union européenne. Hassan Chami estime qu'il n'y a pas d'exclusivité dans les relations économiques. Pour lui, signer un accord avec les Etats-Unis ne signifie pas une rupture avec l'UE. Au contraire, cette initiative est une suite logique de l'engagement du Maroc dans l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et dans le cadre de l'accord d'association avec l'UE.Abdelmohsin EL HASSOUNI (1) Chambre de Commerce américaine au Maroc.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc