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Malgré les sanctions, le trafic de diamants prospère

Par L'Economiste | Edition N°:1834 Le 17/08/2004 | Partager

. Les diamants de guerre continuent d'alimenter le marché mondialAprès avoir alimenté des guerres ou des rébellions via le trafic illégal, le diamant africain peine à emprunter de nouvelles voies d'acheminement de la mine à la joaillerie. Et ce, malgré le lancement du «processus de Kimberley», en 2000, par 40 pays, qui interdit notamment la vente d'un diamant lorsqu'il provient d'une zone de conflit.L'Angola, pays ravagé par une guerre civile de 27 ans, avait été sanctionné par le processus de Kimberley en 1998. Le conflit, notamment financé par le trafic illicite de diamants, s'est achevé en avril 2002. Actuellement, l'Angola prévoit d'augmenter sa production annuelle de diamants de 6.000 à 15.000 carats, a déclaré à l'AFP, le porte-parole de la compagnie angolaise des diamants (Endiama), Sebastiao Panzo. La Centrafrique, 5e producteur mondial de diamants, semble également s'engager sur des routes diamantifères plus claires. Il a suspendu toutes les concessions minières personnelles et exigé la vérification de leur régularité par une commission de contrôle, après avoir décidé, en juillet 2003, de réformer le code minier, organiser des brigades minières et réviser la fiscalité du secteur. Aujourd'hui, officiellement, il vend chaque année 500.000 carats de diamants sur le marché belge mais la même quantité serait cédée de manière illégale et frauduleuse.La République démocratique du Congo (RDC), elle, est déjà sur la voie de la «performance», avec des exportations de diamants qui lui ont rapporté 81,4 millions de dollars pour 2,7 millions de carats évalués dans le seul mois de juillet 2004, selon des chiffres officiels. Le Congo, accusé par la RDC, de favoriser le trafic illicite de diamants produits sur son sol, a été exclu du processus Kimberley parce qu'il n'a pas justifié l'écart entre sa faible production et ses fortes exportations de diamants. Après son exclusion, ses exportations de diamants ont été suspendues.Le Liberia et la Sierra Leone ont également fait l'objet de sanctions internationales pour trafic de diamants. Mais ces deux pays continuent de servir de zones de départ ou de transit de «diamants illicites» vers d'autres pays du continent: Guinée, Côte d'Ivoire, Gambie ou, plus loin, Libye. Synthèse L'Economiste

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