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    M Akalay au "Petit-déjeuner d'Enjeux" : Quelques banderilles sur les idées reçues

    Par L'Economiste | Edition N°:17 Le 20/02/1992 | Partager

    JE vais peut-être dire des choses qui vont vous faire bondir, mais de temps en temps il le faut». Les convives du «Petit Dej» d'Enjeux, le 13 Janvier, sont prévenus: M. Omar Akalay va se livrer à son sport favori, piquer au vif quelques idées reçues. Et effectivement il pique ... à droite, ... à gauche, ... Notre confrère Enjeux publiera le détail de cette rencontre dans son numéro de Mars. On peut retenir quelques banderilles.
    La pauvreté? «Nous sommes tous des fils de pauvres» et, ajoute en substance le nouveau Directeur Général de la BMCI, les enfants des tribus qui étaient autrefois «nobles» n'occupent plus le rang de leurs ancêtres. Par contre, le système étant ouvert avec une forte présence du privé, les défavorisés d'hier se placent aujourd'hui dans les premiers rangs. «Etudions les noms des cadres, des patrons, des hauts fonctionnaires, ...» avant de porter des jugements aussi péremptoires que faux, invite M. Akalay. Il n'admet pas que l'on puisse parler d'appauvrissement et au contraire recommande de se souvenir de la manière dont on vivait au moment de l'Indépendance. Le lien artificiellement introduit entre les salaires du public et les salaires du privé bloque l'expansion de ces derniers: «ce lien est un facteur de rigidité».

    Exode rural: facteur de progrès


    Le monde rural? D'abord il faudra accepter l'idée que l'exode rural est porteur de progrès agricoles, dit M. Akalay. «Il y a trop de monde dans les campagnes» explique-t-il, très dans la ligne de l'économie classique; il faudra aussi remarquer que les «villes se ruralisent», mais que l'économie marocaine, capable de créer 700.000 emplois par an, peut non seulement résister, mais encore profiter de l'exode.
    L'Europe et particulièrement la France? Les hommes de 50 ans vivent l'existence de relations privilégiées comme un «dogme ou une habitude» mais les générations suivantes n'ont pas le même attachement. «Prenons garde à ce que le mur de Berlin ne soit pas reconstruit au niveau du Détroit» explique-t-il, voyant «se fermer et s'ouvrir en même temps» l'Europe. M. Akalay voit cependant se dessiner des mouvements en Andalousie, qui vont selon lui engendrer des phénomènes de capilarité, en faveur du Nord du Maroc. «Il y a entre cette région et notamment Tanger, des liens économiques très forts, hors quota».
    L'industrialisation? M. Akalay conteste les protections dont jouit ou doit jouir l'industrie. «Il y a toujours quelqu'un qui paye, contribuable ou consommateur», il juge la situation anormale dans un pays où se posent des problèmes de pauvreté.

    Nadia SALAH.

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