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L'OMC en conclave face au spectre de l’échec de Doha

Par L'Economiste | Edition N°:2306 Le 27/06/2006 | Partager

. Ça bloque toujours à propos des négociation agricoles. OK pour bouger, mais c’est l’autre qui doit faire le premier pasL’OMC réunit ses 149 pays membres cette semaine à Genève pour tenter de sauver quatre ans et demi de négociations sur un partage plus juste des échanges mondiaux, avec le risque, en cas d’échec, de voir s’éloigner pour longtemps tout espoir de compromis. Les Etats membres, dont une trentaine représentés par leur ministre du Commerce, sont attendus à partir de jeudi 29 juin pour une réunion qui doit se prolonger jusqu’à dimanche, voire “au-delà si nécessaire”, avertit l’agenda hebdomadaire de l’OMC. L’enjeu est rien moins que le succès ou l’échec du cycle de négociations de Doha, lancé en 2001 dans la capitale du Qatar avec pour ambition de libéraliser les échanges mondiaux tout en aidant au développement des pays pauvres. “La perspective d’une mort imminente aide les esprits à se concentrer merveilleusement”, dramatise le responsable de la négociation agricole, Crawford Falconer, qui espère que, paradoxalement, le risque d’un échec oblige les délégations à s’entendre. Le cycle de Doha aurait déjà dû être conclu à la fin de 2004, mais une bataille Nord-Sud autour de l’agriculture a reporté l’échéance à la fin de cette année. Un accord sur la baisse des droits de douane et des subventions agricoles cette semaine est un préalable indispensable pour conclure l’ensemble de la négociation durant les six derniers mois de l’année. “Un échec du cycle de Doha serait avant tout une perte pour les pays en développement qui se sont battus pour lancer une négociation visant à rendre les échanges plus équitables”, explique Pascal Lamy, DG de l’OMC. Les négociateurs vont devoir résoudre un “triangle” infernal: que les USA réduisent davantage leurs subventions aux agriculteurs, que l’UE ouvre plus grand son marché aux produits agricoles, et que les pays émergents du G20 fassent de même avec les produits industriels. Chaque camp se dit prêt à bouger, mais avec chaque fois la même condition: que les autres fassent le premier pas. Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, principal animateur du G20, a ainsi réclamé la semaine dernière un geste “courageux” des Etats-Unis. En guise de réponse les USA restent fermes: les baisses de subventions aux Etats-Unis dépendaient de baisses des droits de douane de la part des autres pays. Face à l’écart entre les positions, Falconer a publié un projet d’accord sur l’agriculture qui laisse en blanc pas moins de 760 points sur lesquels les négociateurs doivent se mettre d’accord. Synthèse L’Economiste

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