×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

L'initiative de croissance italienne retient la faveur des Quinze

Par L'Economiste | Edition N°:1626 Le 20/10/2003 | Partager

. Objectif: Adresser un message de confiance . L'UE compte lancer entre 10 et 15 projets en matière d'infrastructures ou de R&DLe sommet européen qui s'est tenu à Bruxelles, les 16 et 17 octobre, ambitionnait d'adresser “un message de confiance dans le potentiel économique européen”. En effet, les chefs d'Etat et de gouvernement européens ont lancé officiellement une “initiative de croissance”. Défendue ardemment par la présidence italienne et la Commission européenne, cette initiative italienne visant à relancer l'économie européenne, a recueilli un «vaste consensus».Pour Silvio Berlusconi, chef du gouvernement italien, «la proposition italienne d'investissements dans les grandes infrastructures européennes et paneuropéennes donnerait du tonus à nos économies». Cette initiative de croissance lancée, à un moment où l'économie européenne est au bord de la récession, vise à accroître les investissements dans les réseaux européens de transport et dans la recherche-développement. Elle devrait soutenir “le potentiel de croissance à long terme” de l'Europe, mais peut avoir aussi “un impact positif à court terme si elle arrive à renforcer la confiance”, estiment les grands argentiers des Quinze pays membres de l'Union européenne (UE). Toutefois, les Quinze ont renvoyé à leur prochain sommet européen des 12 et 13 décembre le soin d'arrêter des décisions concrètes sur la mise en application de cette initiative.Selon des sources diplomatiques, le but serait de «décider d'un certain nombre de 10 à 15 projets» à lancer en matière d'infrastructures ou de recherche-développement. Déjà une liste prioritaire de 29 chantiers de transports (TGV, autoroutes, infrastructures portuaires) a été recensée par la Commission européenne, pour un coût global de 220 milliards d'euros. L'objectif escompté étant de rattraper le retard dans la mise en œuvre de la stratégie décidée à Lisbonne en 2000 visant à faire de l'économie européenne la plus compétitive à l'horizon 2010. Cependant, ce choix est conditionné par le caractère transfrontalier et la primauté de ces projets dans le cadre de l'élargissement de l'Europe.Pour sa part, le président de la Commission européenne, Romano Prodi, a insisté sur la nécessité de lancer rapidement quelques projets très prioritaires et immédiatement réalisables. «Nous avons défini avec la Banque européenne d'investissement un petit nombre de projets qui pourraient produire des résultats à court terme - en trois ans- et sont prêts à démarrer dès à présent», a déclaré Prodi. En outre, il a proposé aux Etats membres de débloquer «5 milliards d'euros par an, en pleine compatibilité avec le pacte de stabilité» pour financer les premiers projets.Le financement de cette initiative devrait être notamment assuré par la Banque européenne d'investissement qui envisage d'y consacrer quelque 90 milliards d'euros d'ici 2010. Par ailleurs, les Européens veulent aussi mettre en place des mécanismes pour attirer des capitaux privés, qui doivent assurer une large part du financement des investissements. En effet, le mauvais état général des finances publiques de la plupart des pays membres de l'UE exclut pratiquement un financement budgétaire. Selon la commission européenne, cette initiative devrait permettre à l'Europe de gagner entre 0,6% et 1% de croissance par an quand son plein effet se fera sentir.Cependant, quelques analystes et experts estiment que cette initiative n'aura aucune incidence sur la mauvaise conjoncture actuelle, et par conséquent, elle ne peut pallier le retard dans les réformes de structure qui pèsent sur la compétitivité européenne. «Le plan ne peut pas résoudre les problèmes conjoncturels de l'Europe» dont la solution passe par des réformes et «une plus grande flexibilité», estime David Kernohan, du Centre for European Policy Studies (CEPS). Cet expert réplique que cette initiative «reste toutefois valable» car elle veut répondre au problème fondamental de l'Europe qui est «la faiblesse de sa productivité», Pour sa part, Nicolas Sobczak, de Goldman Sachs, estime qu'à court terme, «le plan n'aura aucun impact». Quant à ses retombées à long terme, «il faut procéder à une analyse au cas par cas des projets retenus». Au total, «il n'y a pas de quoi être excessivement optimiste» compte tenu de l'expérience passée où le choix de projets d'infrastructure obéissait à des logiques de «politique locale», relève-t-il. Quant à Jean-Paul Betbèze de l'UNICE (patronat européen), il souligne que la médiocrité de la croissance européenne est liée avant tout à son «manque de compétitivité», en raison du retard pris dans la mise en oeuvre des réformes de structure, allant du financement de la protection sociale au fonctionnement du marché du travail. Synthèse L'Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc