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Ligue arabe
Appel à un gouvernement d’union nationale au Liban

Par L'Economiste | Edition N°:2745 Le 31/03/2008 | Partager

. Boycott partiel de la rencontre. Le Liban au cœur de la discordeUn sommet en demi-teinte. Damas a accueilli samedi un sommet de la Ligue arabe boudé par plusieurs chefs d’Etat. Parmi les pays présents, plusieurs d’entre eux ont décidé de minimiser leur niveau de représentation, le week-end dernier. A l’origine de cette réaction, certains Etats mécontents du rôle que joue Damas dans la crise politique au Liban. Ce sujet a largement dominé les débats dans la capitale syrienne le week-end dernier, en plus de la situation en Palestine, en Irak et les relations interarabes en général. Les discussions avaient également porté sur un plan de paix arabe avec Israël datant de 2002 et auquel l’Etat hébreu n’avait pas donné suite, ainsi que sur l’initiative du Yémen pour une réconciliation entre les deux partis palestiniens rivaux, Fatah et Hamas. Pour sortir de l’impasse libanaise, les dirigeants arabes se sont contentés d’exhorter la majorité et l’opposition au Liban à s’entendre «le plus vite possible» sur un gouvernement d’union nationale pour permettre l’élection d’un nouveau président, selon les résolutions adoptées. A l’heure où nous mettions sous presse, les travaux de la séance de clôture avaient débuté dimanche à huis clos. Une séance consacrée à l’adoption des projets de résolutions de ce sommet arabe ordinaire et de la «Déclaration de Damas». Un communiqué final devait être rendu public à l’issue de la rencontre, hier dimanche. Une chose est sûre, le sommet a révélé au grand jour les divisions du monde arabe, traduites par la politique de la chaise vide. En effet, pour la première fois en 20 ans, depuis la création de la Ligue arabe, le Liban n’a pas assisté au rendez-vous annuel de l’Organisation arabe. A la veille du sommet, le Premier ministre libanais Fouad Siniora a accusé la Syrie de jouer «un rôle prépondérant» dans le blocage politique qui empêche l’élection d’un nouveau président. … Pour lui, le gouvernement de Damas n’a jamais cessé son ingérence dans les affaires libanaises en dépit du retrait total de son armée en avril 2007. A l’ouverture de ce 20e sommet arabe, Amr Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe, a appelé les pays à mettre fin aux différends qui les opposent. Il a indiqué que les divergences interarabes profondes doivent être surmontées, déplorant que ce sommet se déroule dans un climat de confusion et de division. Aujourd’hui, la situation «a atteint un degré inadmissible de perturbation au niveau des relations entre Etats», déplore Amr Moussa.Côté syrien, le président Bachar Al-Assad s’est défendu de toute ingérence au Liban, à l’ouverture du sommet samedi, se disant attaché «à la stabilité, la souveraineté et l’indépendance» du pays. En revanche, Damas a déploré des tentatives de «sabotage par les alliés de Washington». Le chef de la diplomatie syrienne, Walid Al Mouallem, a accusé ouvertement les Etats-Unis. Il leur reproche «d’avoir incité les Arabes à ne pas assister au sommet pour protester contre l’ingérence de Damas dans les affaires libanaises». Et Al Mouallem d’ajouter à la veille du sommet: «Les Etats-Unis ont tout fait pour empêcher la tenue du sommet mais ils ont échoué car demain nous allons avoir un sommet très réussi». «Leur but est de diviser les Arabes», a martelé à la presse le chef de la diplomatie syrienne.


Le prochain sommet à Qatar

«Qatar devra abriter le prochain sommet arabe», a annoncé le président syrien, Bachar Al-Assad, hier dimanche au terme de la rencontre de Damas. Selon le classement alphabétique, le prochain rendez-vous des pays arabes devait normalement se tenir en 2009 en Somalie. Mais compte tenu de la situation de grande instabilité que vit ce pays, les dirigeants arabes ont opté pour le Qatar.Synthèse L’Economiste

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