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Politique

«L'Etat garant de la pluralité et la sécurité du débat religieux»Ahmed Taoufik, ministre des Habous à la 2e chaîne

Par L'Economiste | Edition N°:1544 Le 20/06/2003 | Partager

. Un aménagement global et pluridimensionnel des affaires islamiques pointe à l'horizon . «Le ministère est entré dans une phase de maturité où il est plus conscient des dangers de l'intégrisme religieux«Ahmed Taoufik, ministre des Affaires islamiques et des Habous, a été l'invité, mercredi dernier, de l'émission «Fil Wajiha«. Tout le monde s'attendait à ce que cette sortie médiatique lui permette de faire l'état des lieux ou, du moins, de présenter la stratégie du ministère dans la gestion de la chose religieuse après le 16 mai. Cet objectif est loin d'avoir été atteint. Quelques axes de réflexion ont néanmoins focalisé le débat. Taoufik a ainsi annoncé un aménagement global et pluridimensionnel des affaires islamiques. «Il est aujourd'hui impératif qu'on reconsidère la carte religieuse dans le respect des choix démocratiques du Maroc«. Le ministre veut couper les ponts du financement extérieur qui «a introduit des activistes ayant troublé la quiétude des croyants«. Même après le 16 mai, Taoufik insiste sur «l'exception marocaine qui fait du pays un lieu où tous les ingrédients d'un équilibre entre le religieux et l'étatique existent«. Et d'ajouter que le ministère des Affaires islamiques est entré dans une nouvelle phase de maturité où il est plus conscient des dangers que représente l'intégrisme religieux. Pour Taoufik, les institutions de l'Etat, dont les partis politiques, ont toujours eu un ancrage religieux, bien qu'elles évoluent dans le sillage des choix clairs de l'Etat marocain. Il a par ailleurs estimé qu'il n'y a aucun attentisme dans l'action du ministère. «Il est néanmoins judicieux de donner le temps à la réflexion et à l'expertise pour mieux gérer«. Le ministre a fustigé l'hérésie des sectes religieuses qui tout au long de l'histoire de l'islam constituent «une fausse note«. L'idéologie d'Al Khawarij, d'Arrafida et d'autres confréries est celle-là même qui, aujourd'hui, nourrit les extrémismes. Depuis les années 60, des récupérateurs ont importé le mode de pensée de mouvances organisées qui se sont fait connaître en Orient pour leur négation de l'ordre établi. Dans les années 70, des groupuscules portent au Maroc les mêmes noms et ressuscitent les anciens modes de confrontation, à savoir «Attakfir« et «Attabdii«. Quelles sont alors les circonstances qui ont permis d'ouvrir la porte au wahhabisme dont l'initiateur est Ahmed Ben Abdelwahhab à Najd (Arabie saoudite)? Qui a fait entrer les cassettes et les livres suspects et qui a construit les mosquées de fortune dans les bidonvilles? La question a été bizarrement posée par l'ancien ministre Abdelkebir Alaoui M'daghri. Il n'y a pas eu de réponse si ce n'est «il est impossible de coller à chaque pratiquant un policier«. Le ministre a rappelé que «toutes les organisations islamistes du pays ont condamné les attentats, se sont défendues de tout rapport avec les mouvances extérieures et approuvent l'Etat et la Constitution. Il a affirmé que le ministère est prêt à dialoguer avec tous les repentis «qui sont les premières victimes de l'enrôlement intégriste«.Mostafa BENTAK

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