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Les notes de Standard & Poor's

Par L'Economiste | Edition N°:433 Le 01/02/1999 | Partager

«BBpi» et «Bpi», ce sont les deux notes qui ont été attribuées par l'agence Standard & Poor's à six banques marocaines. Selon l'échelle de notation de cette agence, ces banques appartiennent à la catégorie spéculative. Précision: ces notes se trouvent au début de cette catégorie. Par conséquent, elles correspondent au niveau de risque le plus bas de cette catégorie.

·Banque Centrale Populaire

La note «BBpi» attribuée à la BCP, et non pas à la Banque Populaire, qui, elle, comprend la BCP et les Banques Populaires régionales, tient compte de son rôle central au sein du groupe des banques populaires. Le groupe dispose d'un niveau de fonds propres élevé avec un ratio de fonds propres sur un total de crédits d'environ 32% au 30 juin 1998. Il bénéficie également d'une position dominante en ce qui concerne les transferts et les dépôts des MRE. Point négatif, c'est «la mauvaise qualité d'actif du groupe liée à sa mission publique de financement des petites et moyennes entreprises et des artisans».
La BCP se charge de la mise en oeuvre de la stratégie globale, de la supervision et de la gestion des liquidités des banques régionales. «L'Etat continuera à exercer son contrôle sur le groupe, même si la BCP est partiellement privatisée à moyen terme», estime S&P.
Les responsables de la BCP, qui ont expliqué à la L'Economiste cette note «est tout à fait honorable, compte tenu de l'environnement qualifié de difficile et des missions spécifiques du groupe».

·Banque Commerciale du Maroc
Cette banque a obtenu un «BBpi». Cette note reflète la solidité de sa position commerciale, sa rentabilité élevée, une qualité d'actifs qui se compare favorablement à celle des autres banques de la place et un niveau de fonds propres adéquat. Les facteurs déterminants, qui sont à l'origine de la bonne rentabilité de la BCM sont le niveau élevé de ses marges et ses faibles coûts d'exploitation. La «structure financière de la banque est satisfaisante avec un ratio de fonds propres durs sur actifs de 20,4% au 31 décembre 1997».

·BMCE-Bank
Sur la base de sa forte position commerciale, de sa large base de dépôt clientèle et de sa capitalisation satisfaisante, la BMCE acquiert une note «BBpi». Les ratios de capitalisation de la banque sont satisfaisants, surtout après l'augmentation du capital (60 millions de Dollars) en 1996. De plus, le portefeuille de participation de la BMCE comporte un montant important de plus-values latentes, liées à la détention de 20% du Crédit du Maroc. Reste que l'efficacité et la rentabilité de cette banque sont inférieures à la moyenne de ses principaux concurrents privés.
Les coûts d'exploitation de la BMCE sont élevés en comparaison avec ceux des principales banques marocaines privées. «Ces coûts d'exploitation sont le facteur déterminant pour améliorer la rentabilité de la banque», estime Standard & Poor's.

·Société Générale
Cette institution a obtenu la note «BBpi» qui traduit sa bonne rentabilité, sa capitalisation satisfaisante et la qualité «acceptable» de ses actifs.
De plus, les liens étroits de cette banque avec la Société Générale, la maison mère française, lui permettent de bénéficier d'un soutien important en matière de gestion, de contrôle du risque et de soutien éventuel en cas de besoin. Reste que ces points positifs sont nuancés par la taille limitée de la banque, l'accroissement de la concurrence et le déclin des marges qui caractérisent le système bancaire marocain.

·Crédit du Maroc
Cette institution a eu un «Bpi». Cette note reflète la bonne rentabilité de l'établissement, contrebalancée toutefois par une taille réduite et une position commerciale moins forte. La rentabilité élevée dégagée par la banque est due à un coût de refinancement peu élevé et au coût limité du risque. Par ailleurs, «la forte dépendance de la banque à l'évolution de ses marges d'intérêts la rend particulièrement vulnérable à une éventuelle baisse des taux».
Du reste, la stratégie conservatrice du CDM lui permet d'atteindre une qualité d'actifs satisfaisante par rapport aux standards locaux.
Il est à noter que Standard & Poor's ne considère pas que le CDM soit une participation stratégique pour le Crédit Lyonnais.

·Wafabank
Wafabank a également eu un «Bpi». Ce dernier traduit le solide fonds de commerce du groupe, la qualité de sa politique commerciale/marketing, le niveau satisfaisant de ses résultats et sa structure financière. Ces éléments sont compensés par le profil du risque relativement élevé et par la qualité d'actif inférieure à la moyenne et un environnement difficile. L'absorption d'Uniban a pesé défavorablement sur la qualité du portefeuille de crédits de la banque. Avec un ratio de crédits douteux bruts de 10,9% au 30 juin 1998, et malgré la couverture satisfaisante de ces crédits par des provisions, «la qualité des actifs de cette banque est inférieure à celle de ses principaux concurrents privés».
Le développement rapide du réseau d'agences de la banque pèse également sur les coûts d'exploitation qui sont légèrement supérieurs à la moyenne de ses pairs. A signaler que «Wafabank poursuit une politique de croissance interne et externe agressive».

Khadija MASMOUDI & Rafik IKRAM

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