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    Les Hommes qui font l'actualité

    Par L'Economiste | Edition N°:27 Le 30/04/1992 | Partager

    · Le Pr Abderrahim Harouchi sur 2M

    Le Pr Abderrahim Harouchi, qui sera ce jeudi soir l'invité de l'émission vedette de 2M, "L'homme en question", réunit de brillantes qualités de médecin et de pédagogue. Ce qui est assez rare.
    Né le 31 Janvier 1944, il suit un parcours scolaire sans histoires jusqu'à un bac philo . Il hésitera alors entre poursuivre des études supérieures de phiolosophie et une formation de cinéma, pour choisir la médecine.
    Admirant tel ou tel patron, comme c'est toujours le cas chez les étudiants en médecine, il se destinera à la neuro-chirurgie pour opter finalement pour la chirurgie pédiatrique, spécialité qui était au milieu des années soixante-dix, peu couverte au Maroc.
    Il se fera un nom dans cette spécialité, par son extrême rigueur professionnelle, la sûreté de son diagnostic et la haute tenue de son service à l'Hôpital d'enfants de Casablanca; hôpital dont il deviendra le médecin-chef.
    Nommé doyen de la Faculté de médecine de Casablanca en 1985, il fait un diagnostic sans complaisance de l'état de la formation (qu'il estime être d'une efficacité insuffisante) et entreprend rapidement une rénovation pédagogique basée en premier lieu sur la réforme du système des examens.
    A ses débuts, cette réforme ne fera pas l'unanimité chez les étudiants et surtout chez les enseignants. Comme souvent, la reconnaissance viendra de l'étranger et notamment du Canada et de la France où les nouvelles méthodes pédagogiques du Pr Harouchi sont étudiées et dans certains cas appliquées.
    Homme de structures, il mènera en direction des étudiants et des enseignants une action de codification et de rationalisation du système de formation et de contrôle des connaissances. A titre d'exemple, il publiera en 1988, un livre destiné aux étudiants et intitulé "Apprendre à apprendre".
    Lui même ne finit pas d'apprendre: en 1990, il passe, évidemment avec succès, l'examen de maîtrise en pédagogie.
    Après la grève (politique) qu'avait vécue la Faculté de médecine de Casablanca en 1991, il avait émis le souhait de quitter le décanat, chose qui fut faite début 1992.
    Brillant médecin, enseignant efficace, le Pr Harouchi est également un homme qui manie les concepts avec une grande aisance, qualité qu'il doit probablement à sa formation pluridisciplinaire et à son esprit curieux aussi bien ouvert sur le cinéma, la pédagogie que le management. Adoré et admiré par ses étudiants et une partie de ses pairs, il est contesté, voire critiqué ou jalousé par d'autres.

    · M. Abdelkader Lagtaâ, réalisateur du film "un amour à Casablanca".

    · Né en 1948 à Casablanca, M. Abdelkader Lagtaâ est diplômé de la faculté de mise en scène de l'Ecole Nationale Supérieure de Cinéma et TV de lodz en Pologne (1975).
    En 1976-77 il participe à la réalisation collective d'un long métrage de fiction intitulé "les cendres du clos". En 1987, il intervient en tant que co-scénariste et co-réalisateur de films documentaires, dont un long-métrage intitulé "la Femme Rurale".
    Par la suite, M. Lagtaâ réalise et met en scène de courts et moyens-métrages documentaires, dont "Le silence et la parole" (1980), "Le droit au regard" (1981), "Rabî", "Chaïbia" (1984) et "Le dévoilement" (1985).
    En 1989, il produit, met en scène, monte et réalise "Un amour à Casablanca" qui sortira sur les écrans casablancais à partir du 29 Avril 1992. Présenté au troisième Festival National du Film à Meknès, ce film a obtenu les prix de la meilleure interprétation féminine (pour Mouna Fettou), du meilleur montage (pour Abdelkader Lagtaâ) et le prix de la meilleure image (pour Abdelkrim Derkaoui).
    Actuellement, M. Lagtaâ est en négociation avec des partenaires maghrébins et européens pour la co-production d'un long-métrage de fiction intitulé "La porte close", qu'il envisage de tourner en automne 1992.

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