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Les criquets pèlerins de retour au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:1869 Le 05/10/2004 | Partager

. Le gouvernement vient de mettre en place un dispositif de lutte. Objectif, préserver la saison agricole 2004-2005Une autre invasion acridienne menace le Royaume. Les informations relatives à la situation dans les pays du Sahel, font état d’une infestation généralisée de la région. Ainsi, les récoltes de plusieurs pays d’Afrique de l’ouest ont été compromises, alors qu’en Afrique du Nord où des moyens de lutte plus importants ont été mobilisés, l’invasion a été contenue. Les premières incursions d’essaims au Maroc ont commencé depuis le début du mois d’octobre. Pour faire face à cette situation, le Général de corps d’armée Housni Benslimane, coordonnateur national de la lutte antiacridienne, a présidé le lundi 4 octobre une réunion à ce sujet. A l’issue de cette rencontre, toutes les mesures ont été prises pour la mise en place immédiate d’un dispositif national de lutte antiacridienne. Et ce, au niveau de toutes les régions concernées, afin de les aider à faire face à toute évolution de la situation. Le Maroc pense surtout à préserver la saison agricole 2004-2005, pour laquelle un dispositif de lutte mobilisant un millier de personnes et des dizaines d’aéronefs est annoncé par les autorités. A noter que la production céréalière 2003-2004 du Royaume, est sortie indemne de l’invasion acridienne, en s’établissant à 83 millions de quintaux, soit une hausse de 6,9% par rapport à la récolte précédente. Le Maroc n’est pas seul concerné. Des essaims de criquets pèlerins ont envahi le ciel de Nouakchott, pour la quatrième fois en deux mois. De nouvelles bandes larvaires sont aux portes de la capitale mauritanienne. «La situation en Mauritanie est toujours préoccupante et grave», selon les déclarations d’Ahmédou Ould Ahmédou, ministre mauritanien du Développement rural et de l’Environnement. Les criquets pèlerins, présents dans tous les quartiers résidentiels, perturbent le trafic et gênent la visibilité. Les essaims sont arrivés en Mauritanie à cause des pluies enregistrées en juillet-août, qui ont favorisé leur propagation et celles des bandes larvaires dans les zones Sud Est, Sud-Ouest et Nord du pays. Officiellement, la Mauritanie devait traiter 1.600.000 hectares de zones infestées, mais seuls 211.000 l’ont été. Le manque de moyens est le principal frein. Dans les autres pays de la région, où l’invasion est survenue en début de saison des pluies, la situation est jugée «critique voire préoccupante», comme au Mali. Au Sénégal, la situation s’est «compliquée» depuis une semaine avec l’arrivée, en provenance de Mauritanie, d’essaims roses, «de jeunes adultes» qui ont envahi les parties nord du pays, selon la direction de la protection des végétaux. Plus au Nord, la Tunisie avait été partiellement touchée au Sud et à l’Ouest par les criquets, mais des moyens énergiques ont été déployés, telle la pulvérisation de pesticides par des appareils de l’armée de l’air.


Assistance américaine

Les Etats-Unis ont décidé d’accorder une aide financière de 3,2 millions de dollars au Sénégal, Mauritanie et Mali. Et ce, afin de protéger les récoltes de ces pays contre l’invasion acridienne.Ces fonds permettront l’envoi de six avions, de pesticides et de matériel logistique et renforceront l’aide de 3,6 millions de dollars offerte dans le cadre d’une stratégie régionale de lutte contre les criquets par le biais de la FAO et les gouvernements régionaux. La FAO avait indiqué à la mi-septembre avoir besoin de 100 millions de dollars pour lutter contre le criquet pèlerin dans les pays du Sahel et du Maghreb. L’organisation avait fait part de ses craintes de voir le fléau s’étendre si ces moyens ne lui parvenaient pas rapidement.L’Usaid fournira ainsi des pesticides, qui ne nuiront pas à l’environnement, des appareils de communication radio et des systèmes de repérage afin de suivre les déplacements de nuées de criquets. H. B.

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