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    L'Economiste agressé à Dakhla

    Par L'Economiste | Edition N°:2774 Le 12/05/2008 | Partager

    . Tracasseries, filatures, intimidations…. Le photo-reporter de L’Economiste victime de caillassageA Dakhla, c’est un festival… d’un autre genre qui a été servi à une équipe de L’Economiste. «L’aventure» commence dès l’arrivée à l’aéroport de la ville. Les reporters subissent un véritable interrogatoire: Nom, prénom, numéro de la carte, objet de la visite, adresse à Dakhla, nom de l’hôtel, nom du journal… «C’est tout de même un vol interne. Nous venons de Casablanca», s’étonne le journaliste Mohamed Ramdani. «Ce sont les instructions!» se contentera de lui répondre, l’air désolé, le préposé de la police de l’aéroport au terme de l’interrogatoire d’accueil. L’hôtel où séjournaient les journalistes est superfliqué. Policiers en civil et en uniforme guettent les lieux en permanence et ne s’en cachent pas pour autant. L’aventure de cette équipe, qui a fait le déplacement depuis une semaine dans les provinces du Sud, ne se limite pas à l’accueil. A chaque jour, son lot de provocations, filatures, interrogatoires, intimidations et tracasseries en tous genres. En plein reportage au village de pêche de Lassarga, à une dizaine de kilomètres à l’extrême-sud de la péninsule de Dakhla, un autre interrogatoire des Forces auxiliaires cette fois-ci (Nom, prénom, numéro de la carte, adresse, nom du journal, objet de la visite…). Au port de pêche de Dakhla, l’excès de zèle va atteindre son paroxysme: alors que les journalistes sont accompagnés du délégué adjoint de l’ONP dans l’enceinte portuaire, deux agents de police les empêchent de prendre des photos et leur ordonnent de quitter la zone des débarquements de pélagiques. Un site où pourtant l’ONP est souverain en principe! Un autre khalifa qui se fait passer pour le caïd du port vient prêter main forte à la police. Il sermonne à son tour les reporters: «Vous n’avez rien à faire ici et surtout pas le droit de prendre des photos. Il vous faut impérativement une autorisation du ministère de la Communication», vocifère-t-il. Le pacha intervient. Le pseudo-caïd se calme, mais la police ne veut rien savoir. Le lendemain jeudi, c’est autour d’un agent des Forces auxiliaires de la wilaya de confisquer le sac du photo-reporter, lequel a été conduit au service DAG (Division des Affaires générales). Il aura fallu une intervention avant que le photographe ne subisse un autre… interrogatoire. Jeudi 8 mai, l’aventure prend une autre tournure: alors qu’il est en train de prendre des photos au camp Al Wahda, le photographe de L’Economiste reçoit une rafale de jets de pierres. «Munis de lance-pierres, des adolescents m’ont assailli au vu et au su de tout le quartier jeudi dernier vers 16 heures», confie Abdelmajid Bziouate (Prix de la presse, catégorie photo). L’incident a ameuté le campement et la police a fait une descente dans le quartier. Là encore, il aura fallu l’intervention du président du Conseil régional pour disperser l’attroupement avant que le quartier ne retrouve son calme. Le photojournaliste a aussitôt été évacué à l’hôpital pour recevoir des soins. A l’heure où nous mettions sous presse, les auteurs de l’agression n’étaient toujours pas identifiés. A. R.

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