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    La violence engendre la violence

    Par L'Economiste | Edition N°:2774 Le 12/05/2008 | Partager

    . Un fléau souvent légitimé par la personne qui l’exerce . Famille, lieu de travail, école… elle se manifeste partout Comprendre la violence pour mieux la gérer. C’est le thème du colloque organisé vendredi dernier par la Fondation ONA auquel ont pris part universitaires, experts et représentants de la société civile.Les intervenants ont été unanimes sur le fait qu’il n’existe pas de définition universelle de la violence. Elle requiert des définitions spécifiques selon ses domaines de manifestation. Le mot violence peut être défini comme un terme employé pour décrire un comportement agressif, non amical, non pacifiste... autrement dit, une contrainte imposée à une personne ou à un groupe, qui provoque la douleur, la peine. La violence est souvent légitimée par la personne qui l’exerce. C’est le cas notamment de l’Etat qui justifie sa violence en l’institutionnalisant. Sous cette forme, elle ne peut donc être considérée comme un simple châtiment, mais utilisée pour rétablir l’ordre. La violence peut se manifester dans différents espaces (famille, milieu professionnel, école, espace public).Dans les lieux du travail, les employés sont victimes de différentes formes de violences psychologiques et parfois même physiques. «De leur côté, les employés peuvent devenir violents dans des conditions de travail monotones et répétitives ou s’ils travaillent dans des circonstances dangereuses», confie Abdelmalek Slaoui, professeur de médecine à l’université Mohammed V de Rabat.Dans le milieu familial, la violence conjugale est la forme la plus fréquente. «Cette violence ne constitue pas un acte distinct, elle ressort même de la structure familiale», estime Khadija Amiti, sociologue et présidente de l’association Chaml pour la famille et la femme. «Les femmes sont souvent victimes de violences, cela va du harcèlement aux abus sexuels», ajoute Ghita El Khayat, psychiatre–psychanalyste à Casablanca. . Précarité et exclusionL’école constitue elle aussi un espace où sévissent toutes formes de violence. Les intervenants ont souligné que cette situation serait liée à un environnement familial imprégné de violence conjugale, outre les conditions de précarité et d’exclusion, d’où l’importance de l’ouverture de l’école sur son environnement économique et social.Pour sa part, la ville subit des violences quotidiennes qui vont de l’agression sur le paysage à l’occupation du domaine public. Les habitants sont aussi victimes de différentes formes de violence infligée cette fois par la vie en ville (pollution, manque d’espaces verts…).Le sport n’a pas été épargné par la violence. Au Maroc, ce phénomène est de plus en plus grave. «D’après une étude récente, 49% des casseurs sont sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue», indique Lino Bacco, chroniqueur sportif. La violence engendre systématiquement la violence. «L’exemple le plus marquant est celui de Abdelilah Hadi, le pédophile de Taroudant, qui a subi des violences lorsqu’il était enfant», indique Ghita El Khayat. «A noter que les travaux de ce colloque seront publiés dans un livre au mois d’octobre prochain», indique Noureddine El Hachimi, directeur du centre d’analyses socio-économiques à la Fondation ONA.Saad Souleymane BOUHMADI

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