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Economie Internationale

Le pouvoir de Bill Clinton s'effrite

Par L'Economiste | Edition N°:661 Le 16/12/1999 | Partager

· L'affaire Lewinsky et le flop de Seattle y sont pour beaucoup

· Le mandat du Président américain tire à sa fin avec un vice-Président qui l'évite de plus en plus

Acquitté au terme d'un procès spectaculaire au Sénat en liaison avec l'affaire Lewinsky, le Président américain Bill Clinton termine son second mandat avec une autorité affaiblie et un vice-Président, Al Gore, cherchant à le tenir à distance pour préserver ses chances dans la course à la Maison Blanche de l'an 2000.
M. Clinton peut certes s'enorgueillir d'un bilan économique sans précédent, qui a apporté aux Etats-Unis depuis trois ans une santé économique éclatante marquée par une croissance insolente, le quasi plein emploi et une inflation maîtrisée.
Il peut également se targuer d'avoir fait plier la Yougoslavie dans le conflit du Kosovo, d'avoir joué un rôle moteur dans le règlement du conflit nord-irlandais, et d'avoir relancé les chances de la paix au Proche-Orient, tant sur le volet palestinien que le volet syrien.
Cependant, M. Clinton a également vu son pouvoir s'effriter avec deux récents camouflets retentissants en politique internationale: le rejet par le Sénat de la ratification du traité sur l'interdiction totale des essais nucléaires et l'échec à Seattle du lancement d'un nouveau cycle de négociations commerciales mondiales. Sur le plan intérieur, le Président a réussi à tirer son épingle du jeu dans la grande bataille budgétaire qui a duré tout l'automne, arrachant à la dernière minute un grand nombre de crédits que lui refusait la majorité parlementaire républicaine pour ses programmes favoris.

Relations très conflictuelles avec la majorité parlementaire républicaine


Mais malgré tous ses efforts, il n'a pas réussi à convaincre le Congrès d'engager les réformes nécessaires pour assurer la viabilité durant les prochaines décennies des caisses de retraite fédérale et de l'assurance médicale vieillesse, ces dernières étant menacées à terme de faillite par le "papy-boom". Il a également échoué à durcir les contrôles sur les ventes d'armes ou à augmenter le salaire minimum. Sauf rares exceptions, la paralysie du pouvoir en place représente une constante tous les quatre ans à l'approche de l'élection présidentielle aux Etats-Unis.
Mais dans le cas de Bill Clinton, le phénomène s'est amplifié. Les relations très conflictuelles entre le Président et la majorité parlementaire républicaine ont été aggravées par le procès en destitution engagé contre lui.
S'il a réussi à se maintenir au pouvoir, Bill Clinton n'est pas sorti indemne du scandale comme en témoignent les sondages. Plus de 60% des Américains approuvent sa conduite des affaires du pays, mais environ 50% continuent à désapprouver sa conduite personnelle et ont hâte de tourner la page.

Wissal SEGRAOUI (AFP)


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