×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Le Maroc veut se joindre à Galileo

Par L'Economiste | Edition N°:2030 Le 27/05/2005 | Partager

. Le système européen de navigation par satellite veut concurrencer le GPS . Discussions sérieuses sur la mise en place d’une infrastructure LE Maroc est bien parti pour s’engager dans le programme européen de navigation par satellite Galileo. Il s’agit d’un système lancé par la Commission européenne et l’Agence spatiale européenne. Le Maroc est le premier pays arabe à entamer des discussions à ce niveau. Celles qui ont eu lieu en début de semaine à Rabat entre des responsables de l’Energie et des Transports à la Commission européenne et le ministère des Transports et de l’Equipement sont d’ordre technique. D’autres responsables notamment de l’ANRT, de l’Onda et de la Primature y ont pris part. Il est fort probable, selon Olivier Onidi, chef de l’unité Accords aériens bilatéraux à la Commission européenne, que «le Maroc signe un accord au mois de septembre prochain». Rappelons que le Maroc a formellement annoncé son intérêt pour le programme le 13 octobre 2004. C’est la première fois aussi que la Commission européenne négocie un accord important avec le Maroc dans le domaine de l’aviation civile. Il est question, selon le responsable européen, de rapprocher les législations pour faciliter les opérations de transport aérien entre le Maroc et l’UE. Concernant le programme Galileo, le Maroc prévoit la tenue d’un séminaire qui réunirait la plupart des sociétés nationales en haute technologie. Un groupement d’intérêt économique devrait être constitué afin de rapprocher les parties intéressées. Le système Galileo, qui se veut encore plus précis (1 mètre de doute) et plus fiable que le GPS américain (20 mètres, selon Onidi), est basé sur une approche participative. Son développement technologique et sa promotion se feront par les pays qui y participeront. La Commission européenne table déjà sur une masse critique d’une vingtaine de pays à travers le monde. Selon Onidi, la Chine a déjà participé avec un budget de 200 millions d’euros et l’Inde devrait verser 300 millions d’euros. «Il est clair que nous n’allons pas demander des sommes pareilles au Maroc», affirme le responsable européen. Toutefois, la principale condition d’adhésion au système Galileo est surtout liée à une participation active aux infrastructures et notamment à la gestion du système. L’Europe a donc la formule pour financer sa course contre les Américains. A travers Galileo, elle aura un système performant à partir de 2008. Tandis que le nouveau système GPS américain n’entrera en vigueur qu’en 2014. «Ce qui nous permet d’avoir un marché et un certain leadership technologique», estime Onidi. Une telle compétition s’explique dès lors qu’on sache que le marché de la navigation par satellite représentera 300 milliards d’euros à l’horizon 2010 et plus de 3 milliards de récepteurs. Rien qu’en Europe les estimations d’emplois sont de 150.000 postes. Le Maroc peut utiliser le système Galileo dans plusieurs secteurs stratégiques: améliorer le rendement dans l’agriculture, surveiller les zones de pêche ou suivre les matières dangereuses. «Le Maroc peut à travers ce programme bâtir une filière technologique nouvelle. Il pourrait développer des applications spécifiques pour le monde arabe», estime Onidi. La grande différence que présente Galileo par rapport au système GPS américain et Glonass russe est d’être complètement à vocation civile. Il sera aussi géré par des autorités civiles. Cela n’empêche pas qu’il soit complémentaire avec ces systèmes qui sont aujourd’hui opérationnels. A terme, le système Galileo peut s’ouvrir, selon Onidi, sur des utilisations militaires ciblées et sujettes à conditions.


Sécurité de l’information

L’INCONVÉNIENT que le GPS américain représente est d’être d’abord un système dédié aux utilisations militaires. D’où le risque toujours présent d’interférence et de sécurité des informations. Mais aussi de disponibilité du service. C’est un système contrôlé par les militaires et qui peut à tout moment être coupé pendant les conflits ou lorsque les intérêts des USA le veulent. Le système Galileo offre par contre une garantie contractuelle. Ainsi, les sociétés marocaines qui se sont habituées à l’utilisation du GPS américain y trouveront plus de sécurité et de continuité.Mostafa BENTAK

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc