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    Economie

    Le Maroc et la crise des subprimes
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    Par L'Economiste | Edition N°:2774 Le 12/05/2008 | Partager

    . Autant de points de vue que d’orateurs. Mézouar défend la politique gouvernementale. La CGEM réclame des bilans équilibrésQuel impact du nouveau contexte international sur notre économie? Le choix du thème de la Smaex, soumis à un panel d’économistes et d’opérateurs de choix pour fêter son 20e anniversaire, sous sa forme juridique actuelle, est limite évident. Tant il est vrai que depuis la crise des subprimes, partie des Etats-Unis en août dernier, jamais la question de la finance n’aura été au cœur des préoccupations de la communauté internationale. Mais dans ce genre de rencontre, aucune réponse unanime n’est envisageable. Encore moins de dire si oui ou non l’économie marocaine est éclaboussée par cette crise. Preuve. La PDG de Smaex, Nezha Lahrichi, ne s’est pas aventurée à se livrer à la corvée de la synthèse. D’autant plus qu’«aucune réponse ou presque n’a été donnée aux questions posées». Le seul consensus réaffirmé est celui fait autour de Bâle II. L’application de ce ratio à la lettre est «une condition sine qua non pour s’insérer à la finance mondiale, mais aussi pour permettre au Maroc de justifier son aspiration de plateforme financière sous-régionale», rappelle le gouverneur de Bank Al-Maghrib. Le clin d’œil du Pr. Christian De Boissieu n’a pas fait débat: «La crise que nous vivons est une crise bancaire des pays développés, non des pays émergents, et il ne s’agit pas de crise financière, mais plutôt bancaire» (cf. l’anayse du Pr. De Boissieu, dans nos colonnes, vendredi 9 mai 2008, www.leconomiste.com).. Difficile à cerner Pour sûr, la difficulté à cerner la problématique est dans le fait même que chaque intervenant y est allé de sa propre lecture. Par exemple, le patron du CIH, Khalid Alioua, se demande dans quelle mesure cette crise est structurelle ou conjoncturelle. Pour lui, la crise «est économique, financière, énergétique, alimentaire, écologique et immobilière». Ce qui lui fait dire que «certaines pressions extérieures peuvent bien mettre notre économie en danger». A l’avis du banquier, le ministre de l’Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar, oppose qu’«il ne faut pas se poser les faux problèmes, mais les bonnes questions». Car, pour Mezouar, «on n’est pas dans une situation de déséquilibre macro-économique». Par conséquent, «on ne peut faire de la politique de maintien des équilibres une politique économique». Selon lui, la problématique posée aujourd’hui à notre économie, c’est celle de la croissance. «On ne peut pas continuer à réfléchir dans des schémas qui ne sont pas les nôtres». Il estime que le gouvernement doit démontrer sa capacité à créer des conditions de croissance et à les accélérer. Le ministre exhorte tout le monde à «aller vers des réflexions qui sont beaucoup plus en cohérence avec les problématiques qui sont les nôtres». La mise en place de la titrisation, le marché des capitaux et un certain nombre de mécanismes, sur la table du gouvernement, procèdent de cette volonté. Pour lui, le danger qui nous guette est ailleurs. Car, «un certain nombre de réflexions ou d’articles de presse, qui ne sont pas suffisamment étayés, risquent de créer des perturbations ou des excès sur le moral et le comportement des Marocains». Ce qui est important pour lui, c’est le moral des acteurs économiques, sociaux et des chefs d’entreprise. A entendre le président de la CGEM, difficile à dire que le moral du patronat est au beau fixe. Pour Moulay Hafid Elalamy, cette économie dont s’enorgueillit le ministre «évolue certes à grands pas, mais a encore beaucoup de difficultés à résoudre dont des bilans parfois optimisés». Du reste, comme tout le monde, Elalamy dit «oui à Bâle II», mais demande des outils d’accompagnement, outils qui se trouvent dans le Livre blanc de la CGEM de l’année dernière. Bachir THIAM

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