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    Le commerce mondial ralentira en 2009

    Par L'Economiste | Edition N°:2918 Le 11/12/2008 | Partager

    . Les exportations des pays en développement en souffriront, selon la Banque mondiale. Le resserrement des crédits affecte la croissance et le commerceFace à la crise, la Banque mondiale augmente son soutien aux pays en développement. Ceci à travers de nouveaux engagements de la BIRD (la Banque internationale pour la reconstruction et le développement) allant jusqu’à 100 milliards de dollars au cours des trois prochaines années ainsi qu’à travers l’IFC, son organisme d’action dans le secteur privé. L’aide de l’IFC (La Société financière internationale) penchera en faveur du financement du commerce, de la recapitalisation bancaire et des projets d’infrastructures financés par le secteur privé se trouvant en situation budgétaire difficile. Selon le rapport Global Economic Prospects 2009 (Perspectives pour l’économie mondiale en 2009), les volumes du commerce mondial devraient se réduire de 2,1% en 2009 et par conséquent, les exportations des pays en développement en souffriront fortement. La croissance des investissements devrait baisser tant dans les pays développés que dans ceux en développement en raison du resserrement des crédits et de l’augmentation de l’incertitude. La baisse devrait être de 1,3% dans les pays développés et, dans les pays en développement, les investissements ne devraient augmenter que de 3,5%, contre 13% en 2007. La crise financière internationale a terni les perspectives à court terme des pays en développement et le volume des échanges mondiaux devrait se réduire pour la première fois depuis 1982, indique le rapport. Ce fort ralentissement a entraîné la chute des prix des matières premières, mettant fin à une croissance historique de leur prix au cours des dernières cinq années, selon le rapport. Le GEP 2009 prévoit que la croissance du PIB mondial sera de 2,5 % en 2008 et de 0,9 % en 2009. Les pays en développement devraient connaître l’année prochaine une croissance de 4,5% contre 7,9% en 2007. La croissance dans les pays aux revenus élevés sera négative. «Les pays en développement ont dû affronter deux chocs externes majeurs: la flambée des prix des produits alimentaires et du pétrole, suivie par la crise financière. Cette crise a soulagé les tensions des marchés des matières premières mais met à l’épreuve les systèmes bancaires et menace d’augmenter le chômage au niveau mondial», souligne Justin Lin, économiste en chef de la Banque mondiale et vice-président chargé du développement économique. Des mesures d’urgence sont nécessaires afin de réduire les conséquences de la crise sur l’économie actuelle et les plus pauvres, y compris par la création de projets de construction de routes, de voies ferrées, d’écoles et de systèmes de santé. Dans l’ensemble, l’augmentation des prix des denrées alimentaires et du pétrole a représenté pour les consommateurs des pays en développement un coût de 680 milliards de dollars supplémentaires en 2008. Cette situation a poussé 130 à 155 millions de personnes dans la pauvreté. D’après le rapport GEP, les prix du pétrole dans l’année prochaine devraient se situer en moyenne à 75 dollars le baril alors que ceux des denrées alimentaires devraient baisser de 23% par rapport à leur moyenne de 2008. Sur le long terme, et bien que la flambée récente des prix puisse signaler une pénurie future de l’offre, le rapport considère que l’offre dépassera la demande au cours des 20 prochaines années. «Sur le long terme, les pénuries de l’offre qui ont entraîné la forte augmentation des prix des matières premières devraient faiblir», indique Andrew Burns, principal auteur du rapport. La demande d’énergie, de métaux et de produits alimentaires vient d’être freinée en raison de la baisse de la croissance de la population et d’une baisse attendue de la demande chinoise de métaux liée au déclin des investissements. Les gains d’efficacité dans le secteur des transports (y compris les voitures à hydrogène, électriques ou hybrides) seront particulièrement importants car la demande des pays en développement de nouvelles voitures et camions devrait représenter les trois quarts des besoins en énergie supplémentaires d’ici à 2030. Le changement climatique et les autres politiques environnementales peuvent également réduire la demande d’hydrocarbures et entraîner l’amélioration de la productivité du secteur agricole sur le long terme. A noter que la région du Mena a été sérieusement affectée durant les 3 dernières années notamment en 2008 par le développement des marchés des matières premières. La croissance est passée de 3,8% en 2007 à 5,7% cette année. Le Maroc a bien tiré son épingle du jeu tout en gérant la crise liée à la sécheresse. Ainsi la croissance a connu une belle amélioration à 6,2% en 2008 contre 2,7% en 2007. En Algérie, le Programme complémentaire de soutien à la croissance soutient plusieurs projets d’investissements dans les infrastructures. Des projets similaires, visant le développement industriel, commercial, ou immobilier sont en cours au Maroc, en Jordanie ou encore en Egypte. Ces projets sont financés en grande partie par le GCC (Conseil de coopération du Golfe). F. Z. T.

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