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Affaires

Lafarge investit 100 millions de DH dans un parc éolien

Par L'Economiste | Edition N°:1834 Le 17/08/2004 | Partager

. Il assurera 50% des besoins en énergie de la cimenterie de Tétouan… .…et permettra d'éviter l'émission de 30.000 tonnes de CO2 par an Une première: un groupe industriel produit lui-même son énergie. L'expérience est d'autant plus édifiante qu'il s'agit d'énergie propre. En effet, Lafarge Maroc a signé avec la Compagnie du Vent, le 13 août 2004, un contrat de construction d'un parc éolien. Ce dernier est destiné à l'alimentation de la nouvelle cimenterie de Tétouan en électricité. Composé de 12 aérogénérateurs d'une puissance de 10 mégawatts, le parc assurera une production annuelle de 38 millions de kilowattheures. Ce volume satisfera près de 50% des besoins en énergie de la nouvelle cimenterie. Comparativement à une centrale électrique consommant du charbon, le parc permettra chaque année d'éviter l'émission de 30.000 tonnes de gaz à effet de serre (EDS). Selon les experts, il faudra planter plus de 2 millions d'arbres pour avoir un résultat équivalent. Les travaux de mise en place des éoliennes débuteront à l'automne 2004 et la production d'électricité en début 2005. L'investissement global du projet est de 100 millions de DH. Le projet de Lafarge Maroc fait partie de 9 projets qui ont été adoptés le 29 juin 2004 par le Conseil national MDP (mécanismes de développement propre) relevant du département de l'environnement. Par ailleurs, le projet est conforté par l'engagement du groupe de réduire ses émissions de CO2 de 20% par tonne de ciment produit sur la période 1990-2010. Pour avoir un meilleur retour sur investissement, Lafarge Maroc pourra bénéficier de la formule crédit-carbone mis en place par le Protocole de Kyoto. Rappelons que le Maroc en est signataire. En effet, des pays et organismes internationaux proposent, en respect de certains critères, d'acheter aux industriels les tonnes de CO2 non émises. A titre d'exemple, Lafarge Maroc a la possibilité de vendre ses 30.000 tonnes de gaz EDS, à un prix qui peut varier entre 3 et 5 dollars la tonne. Selon Mohamed Rachid Amor, directeur de la qualité, environnement, géologie et procédés à Lafarge Maroc, «le groupe a préféré de ne pas vendre et de garder ces unités pour son propre compte».Généralement, le Conseil national MDP, après vérification de la compatibilité du projet énergétique, délivre une recommandation à l'industriel. Ce dernier peut ainsi présenter son projet au Comité exécutif international dont le siège est à Bonn (Allemagne). En cas de conformité du projet avec les recommandations du Protocole de Kyoto, l'organisme international délivre un certificat à l'industriel qui l'aidera à monnayer ses tonnes de gaz EDS non émis. Plus il y a de pays qui adhèrent au Protocole de Kyoto, plus il y aura d'organismes qui achèteront les tonnes de gaz à un prix plus cher. A ce sujet, l'Autriche a lancé un appel d'offres qui s'étend du 10 décembre 2003 au 30 septembre 2004 où elle propose 4,3 dollars la tonne de gaz EDS.


Production limitée

Le choix du site de Tétouan a été motivé par les conditions favorables qu'offre la région. A commencer par une force de vent soutenue sur toute l'année. D'ailleurs, l'ONE y a déjà implanté des éoliennes à Koudia Baïda au nord de Tétouan. Vu le potentiel du site, Lafarge Maroc aurait pu aller au-delà d'une production de 10 MW, mais c'est sans compter une limitation exigée par l'ONE. Celle-ci ne permet pas, en respect de textes de loi, un tel dépassement. Selon un responsable à Lafarge Maroc, «des discussions sont depuis quelques mois en cours avec l'Office et les départements gouvernementaux concernés pour revoir à la hausse cette limitation». L'industriel considère sa revendication d'autant plus légitime qu'il s'agit de production d'énergie propre respectant les recommandations du Protocole de Kyoto. Mostafa BENTAK

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