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Economie

La tomate toujours ballottée

Par L'Economiste | Edition N°:2261 Le 24/04/2006 | Partager

. Difficultés à l’export, climat défavorable, coût élevé des intrants… les contraintes. Chute des exportations de 7% par rapport à l’an dernier. Près de 30% des superficies cultivées ne produisent plus La production de tomates tend à s’essouffler dans la région du Souss Massa, principale zone de production et d’expédition de primeurs. Les difficultés que vit la filière depuis le début de la campagne d’exportation (www.leconomiste.com) -prix bas et faible demande- sur le marché européen ont eu raison d’un grand nombre d’agriculteurs. Malmenés également par un climat défavorable durant plusieurs semaines, beaucoup ont abandonné la culture de tomate engendrant ainsi une chute de la production. Ahmed Mouh Mouh, professionnel du secteur et membre de l’Association des producteurs et exportateurs des fruits et légumes (Apefel), avance que 30% des superficies sont en arrêt de production. «Un grand nombre de petites fermes sont à vendre et certains agriculteurs cherchent à se reconvertir dans une autre filière», poursuit-il. Cette situation engendre bien sûr une chute de la production estimée à 25% comparativement à la campagne précédente. Le recul du chiffre d’affaires est pour sa part estimé à plus de 60%, précise un autre opérateur, même si les cours de la tomate marocaine ont repris avant les fêtes de Pâques sur le marché européen (0,7 à 0,8 euro le kg exporté actuellement et 1,30 euro/kg il y a une semaine). Par ailleurs, la régression des exportations de tomates vers l’Europe n’est que de 7% comparativement à l’an dernier. Mais les professionnels auront du mal à réaliser leur quota du mois d’avril fixé à 27.000 tonnes au total en raison du manque d’un produit de qualité. Un déficit causé par des problèmes phytosanitaires. Au 9 avril dernier, les expéditions de tomates se sont élevées, toutes régions confondues, à plus de 200.802 tonnes contre 214.372 tonnes la campagne précédente à la même période. Le Souss pour sa part a fourni plus de 196.805 tonnes à l’export jusqu’à présent. A noter que le quota global alloué pour cette année est de 223.000 tonnes. Un volume que ne pourront pas atteindre les exportateurs marocains en raison de la situation actuelle. La production globale prévisionnelle pour 2006, fixée à 705.000 tonnes, sera tout aussi difficile à réaliser. Pour Mouh Mouh, les augmentations des superficies cultivées de 3% ne sont pas suffisantes. Selon lui, le développement de la filière repose également sur un travail de diversification sur le plan des variétés et sur la mise en place de programmes de production préétablis. Pour cette campagne on peut déjà parier, sans être pessimiste, que le bilan sera négatif pour un grand nombre de producteurs et que leurs difficultés financières auront même de fortes retombées sur la prochaine campagne. En attendant, la baisse de la production de tomates a dopé son cours sur le marché local soussi. La caisse de 30 kg environ est de 150 DH au marché de gros alors qu’elle n’était que de 100 DH l’année dernière à la même période. De notre correspondante, Malika ALAMI

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