×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

La récession guette-t-elle l’économie américaine?

Par L'Economiste | Edition N°:2349 Le 29/08/2006 | Partager

. Le prix du pétrole pourrait engendrer la crise… . Mais à condition qu’il atteigne 100 dollars le baril . La permanence de la menace terroriste consolide cette éventualité L’économie américaine connaîtrait une récession si le prix du pétrole atteignait 100 dollars le baril, selon un sondage de l’Association américaine des économistes d’entreprise (NABE) publié le 28 août. Le prix du pétrole devrait rester autour de 75 dollars le baril l’été prochain, selon les économistes interrogés. Environ 25% s’attendent à une baisse de 10 dollars au moins, et autant à une hausse de 10 dollars. Ce scénario est cependant peu probable car la plupart des économistes jugent que la violence au Proche-Orient risque de provoquer des perturbations majeures dans les approvisionnements en pétrole. Le cours du pétrole n’a pas clôturé en dessous de 70 dollars depuis fin juin. Il a établi un record au-dessus de 78 dollars à la mi-juillet. Le terrorisme reste la plus grande menace à court terme pour l’économie américaine. 34% des sondés en sont convaincus, contre 26% en mars dernier. En effet, dans un marché pétrolier tendu comme un arc, une attaque terroriste contre des installations vitales pourrait avoir des conséquences planétaires. Puits, pipelines, raffineries, tankers: autant de cibles qui ont été identifiées et visées au cours des dernières années par des membres de réseaux liés à Al-Qaïda ou au Nigéria, par des groupes de militants locaux. Une attaque-suicide coordonnée contre l’immense complexe pétrolier d’Abqaïq (est de l’Arabie saoudite) a échoué de justesse le 24 février 2006, faisant trembler le secteur pétrolier. Si l’attaque de ces installations, fournissant 10% de la production quotidienne mondiale et 70% de la production saoudienne, avait réussi, elle aurait retiré 4 à 6 millions de barils d’un marché déjà extrêmement serré.L’énergie arrive en tête des causes de récession (29%) contre 23% en mars. Celle-ci devance l’inflation et le déficit commercial. A plus long terme, le déficit budgétaire et les lacunes du système éducatif américain sont le principal problème. Interrogés sur la politique monétaire, 71% des économistes ont estimé qu’elle était à peu près appropriée. Alors que 57% prévoient que la banque centrale va encore relever ses taux contre 89% encore il y a six mois. Le principal taux d’intérêt de la Fed est fixé à 5,25% et la banque centrale a pour la première fois en deux ans observé une pause à l’issue de sa réunion du 8 août. Par ailleurs, Le Fonds monétaire international (FMI) a averti, le 27 aôut, que les prix élevés de l’énergie «exacerbent» les déséquilibres économiques mondiaux, augmentant les risques d’une crise. Les déséquilibres économiques dans le monde vont probablement rester élevés durant davantage de temps, la relative stabilité des prix du pétrole augmentant le risque d’un ajustement brusque et désordonné, selon le FMI. En effet, le prix élevé de l’énergie est à l’origine de la moitié de la détérioration du déficit des comptes courants des Etats-Unis entre 2002 et 2005.Synthèse L’Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc