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La qualité, cheval de bataille des céramistes

Par L'Economiste | Edition N°:612 Le 08/10/1999 | Partager

· Cherté des matières premières et main-d'oeuvre non qualifiée
· Forte concurrence des produits espagnols


Comme chaque année, la tendance de l'activité des céramistes est à la baisse à partir du mois d'octobre. Cette branche ne fait certes que suivre le trend du secteur du bâtiment qui est à son apogée durant les trois mois d'été. Dans l'ensemble, les céramistes annoncent une année 99 assez médiocre, avec la persistance de leurs problèmes classiques. En effet, la baisse des droits de douane liée à la cherté des matières premières inquiète toujours autant les professionnels du secteur. Les professionnels évoquent toujours les prix élevés de l'électricité et du propane. Ce dernier produit de base coûte près de 5.200 DH/tonne et absorbe à lui seul près de 15% du coût de production. Il ne valait que 2.600 DH/t il y cinq ans.
A ceux-ci s'ajoutent les taux d'intérêt bancaires élevés et la main-d'oeuvre insuffisamment qualifiée.
La non-standardisation de la production nationale n'est pas pour arranger les choses.

Economies d'échelle


Les fabricants se retrouvent avec plusieurs types et gabarits à produire et ne peuvent par conséquent pas réaliser d'économies d'échelle. Au Maroc, il est difficile de produire avec un coût inférieur à 45 DH/m2, somme à laquelle s'ajoute la marge bénéficiaire. En Espagne, le prix de vente avoisine les 30 DH/m2, cela devient très inquiétant pour les céramistes. Ce pays, qui produit près de 500 millions de mètres carrés par an, bénéficie de conditions de production particulières: le propane y est trois fois moins cher qu'au Maroc. Quant aux taux d'intérêt, ils sont deux fois moins chers.
L'ouverture des frontières inquiète par conséquent la plupart des producteurs de céramique qui risquent de disparaître. Cependant, les céramistes marocains sont déterminés à ne pas baisser les bras. Ils veulent aujourd'hui investir dans la qualité, leur cheval de bataille. Gros Cérame et Super Cérame, en l'occurrence (qui appartiennent au groupe Chaâbi), ont misé sur la certification ISO. Gros Cérame, qui emploie quelque 650 personnes, a été la première entreprise marocaine de céramique à se faire certifier ISO 9001 en 1997. Pour sa part, Super Cérame a obtenu la certification ISO 9002.
D'autres entreprises se focalisent encore sur la formation du personnel.
L'objectif consiste à décrocher des marchés à l'exportation avec notamment le fameux décor arabe.


Turn-over


Les professionnels sont conscients de la nécessité d'acquérir une main-d'oeuvre plus qualifiée, quitte à augmenter les salaires. «Un personnel compétent et un turn-over moins élevé pourraient effectivement permettre d'augmenter la productivité de l'entreprise», estime Union Cérame. L'usine est ainsi perpétuellement confrontée à un mouvement continuel de main-d'oeuvre. Elle embauche de manière saisonnière, forme, débauche et ainsi de suite. Cette situation engendre des pertes non négligeables qui se répercutent sur la compétitivité.

Wissal SEGRAOUI

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