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Culture

La Mimouna ou la soirée «portes ouvertes»

Par L'Economiste | Edition N°:2262 Le 25/04/2006 | Partager

. La fête célébrée dans la pure tradition marocaine. Elle marque la fin de la Pâque juiveJEUDI dernier, la communauté juive a célébré dans la pure tradition marocaine la fête de la Mimouna. Evènement qui marque la fin de Pâque (Pessah). Pour l’occasion, juste après le coucher du soleil, les Juifs ouvrent grand les portes de leurs foyers où se dressent des tables richement garnies pour les voisins, les amis et la famille. Un geste d’hospitalité unique qui traduit une amitié séculaire entre les diverses communautés religieuses du Royaume. Après avoir nettoyé de fond en comble la maison et rangé la vaisselle spécifique de Pâque, les ménagères ont concocté des spécialités sucrées, pour que l’année soit «douce pour tous». De fait, le mot d’ordre est «rbah» (succès) que l’on se souhaite les uns aux autres. Les petits plats sont mis dans les grands, les fleurs foisonnent, les bougies brillent de mille feux et les hôtes ont mis la tenue des grands jours : caftans chatoyants, djellabas immaculées, costumes et robes du soir. Le centre de la fête, c’est la table garnie notamment de mets riches en symboles: blé, œufs, fruits secs, confitures et beurre. Mimouna (signifie richesse et prospérité) caractérise le renouveau tour du pain dans la nourriture quotidienne. «Durant les sept jours de Pâque, on fait abstinence de farine et levure et on ne consomme que du pain azyme , sans levain, en commémoration de la fuite des Juifs d’Egypte qui n’eurent pas le temps de préparer autre chose», indique la famille Sebbag. Aussi, la table ce soir déborde de msemen, gâteaux, de mafletas (crêpes dégoulinantes de miel et beurre), de berkoukech (couscous à base de crème et beurre). «La Mimouna est une fête typiquement marocaine», explique la famille Attias. Si son origine se perd dans les siècles, des historiens indiquent que cette tradition est liée aux interdits à respecter durant Pâque. Seuls, les goys (non juifs), en l’occurrence les musulmans pouvaient procéder à l’entrée du hamets, le tabou de la Pâque, dans les foyers juifs. Les musulmans portaient chez leurs amis juifs des victuailles pour échanger leurs bénédictions. «C’est une fête que l’on emporte partout dans le monde», explique Rachel, une sexagénaire installée à Tel-Aviv aujourd’hui.Fatima EL OUAFI

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