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    Enquête

    La formation-insertion relancée

    Par L'Economiste | Edition N°:301 Le 23/10/1997 | Partager

    Le programme de formation-emploi envisage la création de 20.000 emplois. Cette opération vise l'intégration des jeunes diplômés dans la vie professionnelle. Au terme de la formation, les entreprises d'accueil n'ont aucune obligation de recruter les stagiaires.


    CE sont 20.000 emplois qui seront créés annuellement dans le cadre du nouveau programme de formation et insertion des jeunes diplômés en quête de leur premier emploi. Etalée sur une période de quatre ans, cette opération nécessite un budget annuel de 500 millions de DH mobilisés dans le cadre du Fonds de Promotion de l'Emploi des Jeunes.
    Cette opération propose un stage individuel au sein d'une entreprise pour une durée maximale de 18 mois. A préciser que ce programme est destiné aux lauréats de l'enseignement supérieur et aux diplômés de la Formation Professionnelle d'un âge maximum de 35 ans. De plus, les candidats doivent être en quête d'emploi depuis une année. L'objectif de cette opération, pilotée par l'OFPPT, est de permettre à ces jeunes diplômés de disposer d'une formation complémentaire et d'une première expérience professionnelle, est-il souligné.

    En effet, le stagiaire bénéficie d'une formation complémentaire lui permettant d'obtenir une attestation de qualification établie par un jury de professionnels. De plus, il perçoit une indemnité pendant la durée du stage se situant entre 1.600 et 2.600 DH. Mais au terme du stage, l'entreprise d'accueil n'est pas tenue de recruter le jeune diplômé. L'insertion de ce dernier reste tributaire des résultats de son séjour en entreprise. «Aucune obligation n'est faite à ce titre».
    La contribution de l'Etat au financement du programme est destinée à couvrir une partie des frais d'encadrement et de formation. Cette contribution sera arrêtée et mise à la disposition de l'Office au début de chaque année budgétaire. Le montant de cette contribution s'élève à 202 millions de DH pour la première année et sera porté à 435 millions pour la deuxième.

    Exonération des charges sociales


    En fait cette, contribution comprend le coût moyen de formation qui est de 5.000 DH par stagiaire et le remboursement des indemnités perçues par les stagiaires. Ces remboursements se situent entre 2.400 DH par trimestre pour les diplômés moyens et 3.900 pour les docteurs.
    La sélection des candidats est effectuée par les entreprises qui peuvent avoir recours à l'Office ou à un opérateur privé de formation.
    La formation sera assurée par un opérateur de formation, public ou privé, choisi par l'entreprise en fonction d'un cahier des charges qu'elle arrête elle-même.

    Les sociétés assurant ce stage bénéficieront d'une exonération des charges sociales et d'une indemnité d'encadrement et de formation. Un accompagnement en formation pour l'adaptation du profil du candidat au poste de travail est également offert à l'entreprise adhérante à ce programme. Celui-ci portera dans sa première phase sur les secteurs ayant exprimé le besoin de stage de formation tels que le transport routier, l'électricité, l'industrie pharmaceutique et le textile-habillement.
    Des conventions seront par ailleurs conclues entre l'Office et des associations de différentes branches professionnelles. Des accords ont été conclus avec la Fédération Nationale des Transports Routiers pour 250 stages, avec l'industrie pharmaceutique pour 300 stages et avec la Fédération des technologies de l'information pour 300 stages en deux promotions de 150 stages chacune, révèle M. Karim Zaz, directeur de la Formation et Services aux Entreprises.
    Cette opération sera caractérisée par une démarche sélective et une approche «entreprise». En effet, une étude a été effectuée auprès des associations professionnelles pour identifier les profils recherchés, souligne M. Zaz.
    Rafik IKRAM

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